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L’incendie de la décharge de la Rivière Saint-Etienne est maîtrisé…

La colonne de fumée, visible depuis la Plaine des Cafres, n'est plus. Cinq jours après le début de l'incendie d'une partie des encombrants du CSDU de la Rivière Saint-Etienne, la CIVIS, en partenariat avec les sapeurs-pompiers du Sud, a réussi à maîtriser, ou plutôt étouffer, l'incendie par le biais d'un sarcophage composé de plusieurs tonnes de gravats.

Ecrit par Ludovic Robert – le vendredi 22 mai 2009 à 14H29

Après plusieurs jours d’incendie, la CIVIS a procédé à la mise en place d’un sarcophage composé de gravats afin de mettre fin à la lente combustion des déchets encombrants. A l’heure actuelle, plus de 80% de l’incendie serait maîtrisé, selon le directeur de la Gestion des déchets à la CIVIS, Nicolas Guérin.

Le long panache de fumée observable depuis le 19ème kilomètre au Tampon et à l’origine des inquiétudes de la population du centre-ville de Saint-Louis et du quartier de Bel-Air n’est plus visible. De son côté, l’Observatoire réunionnais de l’air (ORA) n’a pas pu définir avec précision les composants chimiques présents dans l’air et respirés par de nombreux riverains du centre de stockage des déchets ultimes de la Rivière Saint-Etienne.

Une réunion a eu lieu ce matin à la sous-préfecture de Saint-Pierre sur les modalités du dispositif mis en place pour circonscrire le sinistre dont est victime le centre de stockage des déchets. Présente lors de cette réunion, la responsable du Pôle Environnement de la CIVIS, Isabelle Guillaume, n’a pas manqué de présenter les grandes lignes du plan d’action mis en place par la communauté intercommunale dont elle fait partie.

15.000 tonnes de gravats

Suite à la mise en place d’un dispositif spécifique à la maîtrise de cet incendie, c’est un véritable ballet de poids lourds qui était visible à l’entrée du centre de stockage de la Rivière Saint-Etienne ces dernières 24 heures. 15.000 tonnes de gravats ont donc été déversés afin de créer un sarcophage dont l’objectif premier est de réduire considérablement la présence d’oxygène et donc la combustion des encombrants présents sur le site.

C’est le troisième incendie qui ravage les déchets de la Rivière Saint-Etienne. Une plainte contre X a d’ailleurs été déposée auprès des forces de l’ordre afin de déterminer les causes de ce départ de feu dimanche dernier. Pour le moment, aucune explication ne peut être privilégiée malgré les informations transmises par des techniciens de l’environnement concernant l’origine scientifique de cet incendie. Ceci étant, le débat sur la mise en place d’un incinérateur devrait être relancé.

 

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