Lettre ouverte aux représentants de l’Etat, à la justice, aux élus, à nos concitoyens de la République Française

Demander justice à la Réunion relève d’une véritable gageure pour les justiciables victimes, confrontés sans le savoir à un agent judiciaire félon (avocat, magistrat, huissier, greffier, notaire, ordre des avocats, procureur…) pour la défense de leurs intérêts. Les dés étant pipés d‘avance c’est le combat du pot de terre contre le pot de fer.
Ce n’est pas la justice en soi qui pose problème. Ce qui pose problème c’est ce sentiment de malaise qui étreint le citoyen en quête de justice à la réception de jugement préfabriqué, de jugement de complaisance aux conséquences parfois dramatiques devant le spectacle proposé par cette caste de nantis se soutenant les uns les autres (avocats, ordres des avocats, juges, procureur, procureur près la cour d’appel, huissier, greffier notaire… ).
Quels liens, quels arrangements " de derrière la cuisine " se concoctent ces différents tartuffes pour que la justice prenne chaque jour le risque de s’exposer davantage à toute absence de transparence et sauver des agents judiciaires prévaricateurs et intouchables ou souverains d’un procès au pénal, en leur apportant sur un plateau en or des solutions sur mesure dans des jugements rendus sans explication des motifs légaux lesquels contournent la loi avec une interprétation arbitraire, témoignant ainsi de mépris à l’égard des justiciables spoliés et toujours muselés financièrement qui passent en un temps record du statut de victime à celui de coupable ou bourreau pour faire taire la contestation.
Tous ces acteurs nous jouent quotidiennement un mauvais film où ils font semblant de nous défendre alors qu’ils s’entendent comme larrons en foire pour s’aider en coulisses et rédiger des jugements profanant les règles de droit au profit de ceux qui violent impunément la loi et qui constituent un déni de justice. Quand le préfet est sollicité, il se dérobe et s’abrite derrière sa casquette de représentant de l’Etat, derrière l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs pour échapper à son rôle de citoyen alors qu’il s’agit d’atteinte à l’état de droit et à la démocratie, se faisant le complice notoire d’agents judiciaires délinquants. Le devoir de réserve est-il un concept compatible avec la démocratie ?
Les dysfonctionnements de la justice sont bien connus de nos hommes politiques qui multiplient les structures d’accès au droit inefficaces (Maison de la justice, Défenseur des droits…) au lieu de réformer la justice ; devenant ainsi complices de ces agents judiciaires délinquants. Ce qui importe c’est la culture des chiffres et des mesurettes pour masquer la réalité plus prosaïque : l’absence de volonté politique pour endiguer la turpitude au sein de notre système judiciaire. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur et George PAU-LANGEVIN ont présenté le 4 juillet Place Beauvau le plan sécurité Outre-Mer qui vise à renforcer la lutte contre la délinquance dans ces territoires. Qu’ont-ils prévu contre la délinquance judiciaire qui termite les tribunaux pour faire obstacle aux intérêts des victimes et obérer leur sort ?
"… Il y a pire qu’un homme politique qui ne se préoccupe pas de la vérité… car les plus grands criminels dans la République ce sont les juges et les procureurs qui ne se préoccupent pas de la vérité. "
Refuser de diligenter une enquête pour rassembler les preuves, classer sans suite les plaintes tel est le quotidien des procureurs des tribunaux et près la cour d’appel.
De ce fait, pour jeter le discrédit et le mépris sur le justiciable osant dénoncer et accuser un élément du corps judiciaire, l’abus de pouvoir est une arme fréquemment utilisée et les rôles inversés pour devenir le combat du pot de fer contre le pot de terre (disparition de pièces à conviction, retard injustifié de procédure, dépôt de conclusions sans l’assentiment du ou de la concluante, numérotation des pages de jugement parfois inexistante autorisant la transmission de jugement incomplet - exemple ONC sans PV d’acceptation du divorce-, dénaturation des faits pour justifier des solutions judiciaires injustes et inappropriées.
Dans un pays qui se targue d’être le berceau des Droits de l’homme, les témoignages, preuves à l’appui attestent d’abus, de comportements fautifs récurrents et répréhensibles de certains agents judiciaires contraires à l’exigence de probité et de dignité que l’on est en droit d’attendre d’une démocratie. La RES PUBLICA française, une nation en danger ?
Spectacle désolant d’une justice sciemment inique !
Spectacle désolant d’une mascarade juridique cynique !
Spectacle désolant d’un empire sans rival !
L’Ile de la Réunion, l’île à grand spectacle, terre de magiciens et d’illusionnistes du droit, repaire d’une confrérie de requins ?
La justice française, une escroquerie en bande organisée, réservoir de détresse humaine !
Démentir ces accusations c’est honorer l’association Les Révoltés du 974 d’une réponse favorable à ses précédentes réclamations en décidant de rendre justice à tous ses adhérents victimes d’injustice.


