L'écologiste Jean-Pierre Marchau soutient la jeunesse malgache réclamant le départ du président Rajoelina

Jean-Pierre Marchau, conseiller fédéral des Écologistes à La Réunion, apporte son soutien à la jeunesse malgache qui exprime son mécontentement depuis samedi dernier.
Depuis plusieurs jours, des dizaines de milliers de jeunes Malgaches manifestent dans les rues aux cris de « Miala Rajoelina ! » (« Rajoelina dégage ! »). Excédée par les coupures répétées d’eau et d’électricité mais aussi par la corruption généralisée, la jeunesse malgache exige désormais le départ du président Andry Rajoelina, au pouvoir depuis plus de dix ans. Une revendication que Jean-Pierre Marchau, conseiller fédéral Europe Ecologie Les Verts, soutient dans un communiqué ce mercredi.
La répression a été particulièrement violente : selon l’ONU, au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées. Un bilan qui suscite l’indignation à l’international, même si la France, "si prompte à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme, n’a toujours pas réagi", déplore-t-il.
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Pour tenter de calmer la contestation, le chef de l’État a annoncé le limogeage de son Premier ministre. Mais cette décision apparaît insuffisante face à une « Génération Z » qui, comme au Pérou, au Maroc ou au Népal, se mobilise pour dénoncer les promesses non tenues et réclamer des conditions de vie dignes. Les critiques visent également les grands projets d’infrastructures lancés par le président.
"Un téléphérique urbain à Antananarivo qui ne fonctionne que quelques heures par jour faute d’électricité alors qu’il a coûté 152 millions d’euros et une autoroute entre la capitale et Toamasina, estimé à près d’un milliard d’euros et dont le chantier va entrainer l’expropriation de nombreux paysans, la destruction de nombreux champs, de rizières et de forêts humides. Bref, le Président lance de grands et couteux projets de prestige dans un pays classé parmi les dix pays les plus pauvres du monde mais il est incapable de fournir de l’eau potable et de l’électricité à sa population. Voilà pourquoi la GenZ réclame son départ. Nous lui apportons tout notre soutien", affirme Jean-Pierre Marchau.


