Le radar météo du Piton de Villers opérationnel fin 2011

Dédié à une meilleure prévention des prévisions pluviométriques et à la production d'une cartographie fine des précipitations, le second radar météo du Piton de Villers va bientôt entrer dans sa phase de réalisation. Les travaux devraient ainsi se dérouler sur huit mois pour une livraison programmée en juin 2011 et une mise en service opérationnelle pour la saison cyclonique 2011-2012.
Il aura pourtant fallu de nombreuses démarches et un certain nombre d'années avant que le projet, soulevé au sortir d'études de faisabilité réalisées en 2000, ne soit officiellement lancé. Dernier événement concret en date, l'approbation par arrêté préfectoral de la procédure de mise en compatibilité du POS de la commune le 12 août dernier. Résultat, la validation du permis de construire est intervenue le 20 août avant la prochaine notification du marché dans la seconde quinzaine du mois de septembre.
Respecter le site et l'environnement ?
De son côté, la commune du Tampon a accepté d'assurer la maîtrise d'ouvrage de la partie du bâtiment et des infrastructures en projet. La partie technique relative au radar étant réalisée sous la maîtrise d'ouvrage de Météo France. Au total, 2,574 millions d'euros hors-taxes serviront à financer ce projet.
Les infrastructures en lien avec l'implantation du radar (voie d'accès et réseaux) auront un coût d'un million d'euros répartis entre le Fonds exceptionnel d'investissement Outre-mer (75%), la Direction générale de la prévention des risques (15%) et la commune du Tampon (10%). L'acquisition et l'installation du radar atteindront 1,55 millions d'euros partagés entre le Feder, l'Etat et la DGPR.
Quant aux études de maîtrise d'oeuvre du bâtiment et des voiries, elles ont été confiées par la municipalité au cabinet d'architecte Pihouée et réalisées en lien avec le bureau Biotope.
Appartenant au domaine départemental et affecté au Ministère de la Défense, le site de Piton de Villers va connaître à travers ces travaux une forme de "régénération" en partenariat avec l'ONF. Si le chemin d'accès existant sera élargi et réhabilité, il sera procédé à la plantation de près de 600 plants d'espèces indigènes dans les zones libérées aux abords du chemin avant un suivi sur cinq années. Un arrachage des espèces envahissantes étant également au programme tout comme la préservation d'espèces remarquables.


