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Le pompier pyromane déféré au tribunal de Champ Fleuri

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 27 février 2014 à 16H04

Le caporal-chef de Saint-Denis, Patrice Nirlo, est arrivé aux environs de 15 heures au tribunal de Champ Fleuri pour être présenté à un juge et se voir signifier sa probable mise en examen. Il est depuis hier en garde à vue, soupçonné d'avoir déclenché les incendies du Maïdo en 2010 et 2011.

Son avocat, Me Jacques Hoarau, a accepté de répondre aux questions des journalistes présents, malgré leur caractère parfois très embarrassant.

"Mon client répond aux questions, on ne peut pas dire qu'il a des explications. L'enquête d'information se fait, c'est un dossier assez compliqué, c'est au fil du temps qu'on va pouvoir définir le sens des questions supposées dans ce dossier", commente d'abord Me Jacques Hoarau.

"Reconnait-il avoir allumé des incendies", rebondit un journaliste. L'avocat de Patrice Nirlo lance: "Il répond aux questions pour l'instant". "Est-ce qu'il réalise?", enchaîne un autre journaliste, "il répond aux questions pour l'instant", répète l'avocat, très vigilant.

Un journaliste tente une autre piste: "On a dû lui demander s'il avait mis le feu... Qu'est-ce qu'il a répondu?" Me Jacques Hoarau ne se démonte pas: "Secret de l'instruction", déclare-t-il fermement.

 

Selon l'avocat, les dispositions du code pénal sont claires en matière de sanctions. En correctionnelle, la condamnation est de l'ordre de 2 ans, en cas de dossier criminel, et donc de passage devant la cour d'Assises, la peine peut aller de 7 à 30 ans.

Me Jacques Hoarau confirme que "tout homme entendu dans le cadre d'une enquête craint nécessairement pour le matin qu'il ne voit pas", et indique qu' "humainement, c'est un homme en garde à vue (…) nécessairement abattu lorsque vous êtes retenu contre votre gré dans les locaux de la gendarmerie".

Pour Me Jacques Hoarau, la première étape est de savoir si les faits qui sont reprochés à son client sont constitués, si, dans le cadre d'une reconstitution factuelle, on le reconnait responsable ou pas, et si les sommes réclamées doivent être payées ou sujettes à discussion juridique.

S'il était avéré qu'il y a eu mise en danger de la vie d'autrui, un nouveau chef d'inculpation serait alors ajouté. "Il faudra trouver dans les faits que tel ou tel incendie aurait contribué à mettre en danger la vie d'autrui", tempère Me Jacques Hoarau.

 

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