Le PLR condamne avec force les annonces faites par François Bayrou

Dans un communiqué de presse, le mouvement dirigé par Huguette Bello dénonce avec force le programme d’économies annoncé par le Premier ministre François Bayrou, qu’il qualifie de "cure d’austérité brutale".
Le parti "Pour La Réunion" (PLR) voit rouge. Sous couvert de maîtrise des finances publiques, le plan budgétaire annoncé par le Premier ministre hier soir prévoit, selon le PLR, une série de mesures qui frapperont d’abord "les plus précaires". Parmi celles pointées du doigt : le gel des prestations sociales, la suppression massive de postes dans la fonction publique, la réduction des dépenses hospitalières, la remise en cause des arrêts maladie, la suppression de deux jours fériés et la création de nouvelles contributions touchant principalement les classes populaires.
Le parti s’inquiète des conséquences de cette politique sur des populations déjà fragiles : "Ces mesures frapperont de plein fouet les travailleurs modestes, les retraités, les familles les plus vulnérables, alors même que les inégalités explosent", alerte le PLR.
"Injustes et dévastatrices" pour La Réunion
Le PLR insiste tout particulièrement sur les effets que ce plan pourrait avoir à La Réunion, où plus d’un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté : "À La Réunion, où le chômage reste structurellement élevé, ces annonces sont non seulement injustes, mais socialement dévastatrices."
À rebours de la stratégie gouvernementale, le PLR rejette l’idée que la protection sociale soit à l’origine du déficit public. Pour le parti, le véritable problème est ailleurs : "Ce n’est pas la sécurité sociale qui creuse la dette, mais l’évasion fiscale massive", peut-on lire. Il accuse l’État de faire peser l’effort sur les plus modestes, sans exiger de contrepartie des plus riches ou des grandes entreprises.
Face à cette orientation jugée "injuste et brutale", le PLR appelle à un changement radical de cap : il réclame une politique de solidarité, de justice fiscale, une lutte renforcée contre la fraude, un soutien aux services publics et une protection accrue des plus fragiles, en particulier dans les territoires ultramarins.


