Le lycéen victime de coups de ciseaux à Mayotte est décédé

Miki, 17 ans, sera inhumé ce samedi dans son village de Mtsamboro. Jeudi après-midi, à proximité de son lycée, l'adolescent s’apprête à monter dans le bus scolaire lorsqu’il est abordé par une bande de jeunes. L’un d’eux lui porte des coups de ciseaux qui atteignent sa gorge, son torse et sa tête.
L’adolescent s’effondre. Il est transporté en urgence, par hélicoptère, au Centre hospitalier de Mamoudzou mais ne se relèvera pas. Son décès a été annoncé hier soir par le maire de Mtsamboro alors que son transfert sanitaire vers La Réunion avait été envisagé au tout début de son admission en soins intensifs. Il avait été maintenu en vie mais à un stade désespéré, en état de mort cérébrale.
Le président du Département fait part de son émotion
C’est un autre élève du lycée de Mtsangadoua qui lui a asséné ces coups de ciseaux mortels. Dès jeudi soir, la population avait livré à la gendarmerie de Mtsamboro trois jeunes habitants du village suspectés d’être impliqués dans ce meurtre. L’un d’eux, originaire d’Anjouan selon la presse mahoraise, a avoué être l’auteur des coups.
Avant que d’éventuels désirs de vengeance ne surviennent, la famille de la victime a appelé la population de Mtsamboro au calme. Un message d’apaisement diffusé dans une vidéo publiée vendredi soir sur les réseaux sociaux.
Le président du Conseil départemental a aussi fait part de son émotion aux premières heures du drame. "Quelle que soit l'issue de ce drame épouvantable, mon émotion, qui est celle des habitants de Mayotte et bien sûr de la communauté éducative, est immense face à ce nouvel acte d'une violence expéditive qui plonge une famille dans la douleur. Des temps de parole et d'échange ont eu lieu, ils sont importants, essentiels même. Mais il est aussi indispensable que de telles agressions (comme celle de Kahani où le lycée est fermée depuis deux jours, et celle-ci) ne restent pas impunies, pour qu'un signal fort soit envoyé à ceux qui perpètrent ces actes", affirmait Soibahadine Ibrahim Ramadani.


