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Le collectif « Non au racisme ! Respekt a nou ! » demande la révocation du professeur raciste

Le collectif « Non au racisme ! Respekt a nou ! » demande la révocation du prof qui a déclaré : "Je suis blanc et, de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des p…, c’est comme cela qu’il faut faire" parce qu’aucun parent ne voudrait que son enfant ait à faire à cet individu...

Ecrit par Le collectif « Non au racisme et aux discriminations! Respek – le jeudi 09 septembre 2010 à 08H01

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Notre collectif réagit aux attaques, diffamations et insultes dont il fait l’objet, ainsi qu’à la surenchère de propos racistes qui ont pu être déversés sur ce blog et autres.

Afin de rétablir la vérité, M. C… n’a reçu, à ce jour, AUCUNE sanction pour les propos et insultes racistes qu’il a proférés en juin dernier au cours d’une procédure judiciaire pour s’expliquer sur les chefs d’accusation d’agressions sexuelles dont il faisait l’objet : « Je suis blanc et, de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des p…. , c’est comme cela qu’il faut faire. »

M. Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre mer, informé de ces faits, en a mesuré toute la gravité. Il a aussitôt saisi M. Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale, pour l’alerter sur le « comportement inacceptable » de ce professeur.
Le 8 juillet dernier, le Ministre de l’Education Nationale a demandé au rectorat de La Réunion d’engager une procédure disciplinaire à l’encontre de M. C… « qui pourra, au vu des faits, aboutir à sa révocation définitive« .

M. C… a, en outre, un lourd passif judiciaire: agressions verbales envers certains de ses élèves et collègues féminines, étude d’un texte à caractère pornographique et violent à des élèves de seconde… Sans parler des aveux faits lors de cette procédure et relaté par lui-même sur son blog, d’autres agressions sexuelles qu’il a pu commettre par le passé dans d’autres Départements d’Outre mer, où les femmes étant pour lui des nègres et donc des p… (« vénales » dit-il sur son blog), en tant qu’homme blanc il s’arrogeait le droit de les attoucher.

Notre collectif demande à ce que, conformément à ce qu’a demandé le Ministre de l’Education Nationale, la procédure disciplinaire enclenchée à l’encontre de ce professeur aboutisse à la révocation. Ce professeur jette un discrédit incontestable sur l’Education Nationale. Comment peut-il continuer à enseigner à ceux-là mêmes qu’il considère comme « nègres » et « putes » ? Les parents d’élèves ne peuvent pas le concevoir, les citoyens que nous sommes ne peuvent rester passifs lorsqu’un membre du corps enseignant de l’Education Nationale bat aussi ouvertement en brèche les valeurs premières de l’école républicaine : égalité, respect, tolérance, fraternité. Il s’agit là d’un choix fondamental de société dont dépendra la cohésion de notre société de demain.

Non, personne n’a envie que son enfant ait pour enseignant un individu qui pense qu’il peut attoucher des jeunes femmes parce qu’elles ont la peau colorée.

Notre collectif est composé de femmes et d’hommes de toutes origines. Nous condamnons toute forme de racisme et de discrimination. Nous défendons l’égalité des cultures, l’égalité de CHACUN dans la dignité et dans le droit au respect, et ce, quels que soient le sexe, l’origine ou la communauté ethnique ou religieuse.

Aussi aimerions nous réagir aux propos « chocs » tenus par ledit professeur sur différents blogs et notamment sur le sien et relatés ci-dessous :

« ces propos ont été tenus devant les gendarmes et non dans le prétoire« . Il reconnaît avoir tenu ces propos. Il poursuit :
« Mais quelque chose ne colle pas puisque la victime est métropolitaine ! Non mais je rêve : est-elle blanche ou noire cette Isabelle R. ? Dans le pire des cas je n’ai insulté personne ! » M . C… nous confirme ici que les seules personnes visées par ses insultes sont les personnes à peau noire et non « métropolitaine« .
« Mon avocate a réclamé une expertise psychiatrique jointe à mon dossier judiciaire comme il est d’usage en cas d’agression sexuelle et celle-ci montre que je suis sain d’esprit« . Il ne s’agissait donc pas d’un moment où vous n’aviez pas toute votre tête, vous avez proféré ces insultes en toute connaissance de cause.
« Il en résulte qu’une presse aux abois, (…) qui tente de susciter l’affect le plus bas des Réunionnais, à savoir le racisme anti-métro« . Et voilà qu’après p… et nègres, vous traitez les Réunionnais de racistes…
« Ma bière terminée je me dirige vers mon scooter et me retrouve entouré de gendarmes qui me demandent de me diriger dans leur camionnette. On m’interroge sur mes pratiques sexuelles, innocent j’avoue en effet une main aux fesses d’une serveuse d’un bar de Mayotte d’où je venais de partir en juin 2007« . Vous étiez donc suffisamment connu des services de police pour que l’on vous interroge, et suffisamment coupable pour que vous avouiez d’emblée l’un de vos nombreux rapports malsains au sexe.
« S’en suit une discussion houleuse avec les gendarmes au cours de laquelle j’ai dû faire part de mes certitudes concernant la vénalité des femmes de Mayotte (et non des Réunionnaises que je ne connaissais pas alors), l’alcool et la colère auront fait le reste. Pas de quoi fouetter un chat à mon sens« . Depuis quand une bière (comme vous l’indiquez vous-même plus haut) peut-elle saouler un homme au point d’en arriver à proférer de telles injures raciales ? Croyez-vous que cela change quelque chose que vous ayez insulté les Mahoraises ou les Réunionnaises ? Contrairement à ce que vous avez bien voulu faire croire, nous ne défendons pas une communauté ethnique au détriment d’une autre, nous ne cherchons pas à stigmatiser une catégorie de personnes, nous défendons l’égalité de chacun dans la dignité et le droit au respect. Le fait d’avoir insulté les femmes Mahoraises ne fait pas de vous quelqu’un de moins raciste. Nous sommes tous égaux et nous sommes heureux de vous l’apprendre, cela prouve que notre collectif a bien une raison d’être. D’autre part, lorsque vous avez déclaré : « Je suis blanc et, de toute façon, ICI, c’est tous des nègres et toutes des putes, c’est comme cela qu’il faut faire« , il nous semble bien que vous parliez des Réunionnaises et des Réunionnais également.

Quant à vos propos diffamatoires : « Je ne suis que la ènième victime de “Zorey déor” ! » ou : « C’est de la récupération politique« , sont une bien pâle tentative d’essayer de minimiser la gravité de vos propos et de votre comportement vis-à-vis de ceux que vous considérez comme « nègres » et donc « putes« . Accuser de racisme ceux-là même qui dénoncent le racisme est une manière bien basse et bien vaine d’essayer d’inverser le délit, mais ce n’est pas vous la victime, ce sont celles et ceux que vous avez insulté et agressé sexuellement. Le lien de causalité que vous établissez entre l’insulte et l’origine et le sexe des personnes visées est un délit réprimé par le code pénal. L’injure raciale envers un groupe de personnes déterminé en raison de leur origine ou de leur race et de leur sexe est puni par la loi du 29 juillet 1881, la loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme et la loi du 13 juillet 1990, dite loi « Gayssot » qui tend à réprimer tout propos raciste ; pour ce délit là, vous n’avez pas été condamné. Non, vous n’êtes pas la victime. Pour répondre à votre mauvaise argumentation selon laquelle l’accusation de racisme ne peut être appliquée à un individu, nous vous proposons d’aller en débattre avec les rédacteurs du code pénal.

Vous avez par ailleurs laissé entendre que les membres de la magistrature se solidarisent de vous : « Pour l’instant j’attends la tenue d’une commission paritaire qui se tiendra prochainement au rectorat : cela signifie que je serai jugé par mes pairs (…). En cas de problème, je ferais appel d’une décision en ma défaveur auprès du Tribunal Administratif. Le juge ne manquera pas de se rapprocher du juge Oget ou du Proc. Auter et le tour sera joué ! » Vous rendez-vous bien compte que vous mettez ici en cause l’impartialité des magistrats ? Mesurez vous l’importance du caractère diffamatoire dans ces propos ? A moins que vous ne puissiez en rapporter la preuve, ce qui nous étonnerait fort…

Et que penser des propos diffamatoires que vous avez tenus sur « un apprenti journaliste » pour reprendre vos termes ?: « un compte rendu totalement mensonger et calomnieux de l’audience dans le Journal de l’île dans un éditorial de M. Y. Mont-Rouge« .

Ou encore d’autres diffamations où vous mettez en cause d’autres personnes: « S’agit-il d’un coup monté par quelqu’un (Recteur, Proviseur, Conseil municipal de St Paul…), la suite de la diatribe médiatique tend à privilégier cette dernière hypothèse« .

Voilà la vérité. Tout ceci est inacceptable. La révocation aurait été l’aboutissement naturel de cette sinistre affaire dans n’importe quel Département de France et doit l’être également à La Réunion. Nous disons NON au racisme dans l’Education Nationale !

Le collectif « Non au racisme et aux discriminations! Respekt a nou !

 

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