Lait infantile : ouverture d'une enquête pénale après le décès d'un nourisson

Un nourisson est décédé après avoir consommé du lait infantile faisant l'objet d'une campagne de rappel. Le parquet de Bordeaux ouvre une enquête. En effet, certaines marques de lait infantile sont contaminés avec une bactérie.
Une enquête pénale a été ouverte à Bordeaux après le décès d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile faisant l’objet d’un rappel sanitaire. L’enfant, hospitalisé pour des troubles digestifs, est décédé quelques heures plus tard. Le lait utilisé pourrait être concerné par une contamination bactérienne, sans qu’un lien formel ne soit établi à ce stade. Des analyses ainsi qu’une autopsie ont été ordonnées afin de déterminer les causes exactes du décès. L’enquête doit permettre de faire la lumière sur les circonstances de ce drame, alors que les autorités sanitaires appellent à la vigilance concernant les produits rappelés.
Une campagne de rappel
Les groupes Lactalis et Nestlé ont annoncé des rappels de lots de laits infantiles après la détection d’une toxine appelée céréulide, qui peut provoquer des troubles digestifs chez les nourrissons.
Lactalis a notamment retiré du marché six lots de laits de la marque Picot, vendus en France et dans une vingtaine de pays, en raison de la présence potentielle de cette substance dans un ingrédient utilisé dans la préparation des formules.
Chez Nestlé, des rappels similaires ont déjà été lancés , touchant plusieurs produits de nutrition infantile après la même alerte sanitaire.Les autorités françaises surveillent de près la situation et veillent à ce que les mesures de retrait et de communication soient bien appliquées par les fabricants concernés.


