La tempête tropicale modérée Dikeledi baptisée dans la nuit

La tempête tropicale modérée Dikeledi a été baptisée cette nuit par le service météorologique mauricien. Aucun risque immédiat pour La Réunion, mais vigilance pour Saint-Brandon, Tromelin et le nord de Madagascar.
Le système dépressionnaire présent dans le sud-ouest de l’océan Indien s'est intensifié au cours de la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 janvier, atteignant le stade de tempête tropicale modérée. Le service météorologique mauricien a officiellement baptisé le phénomène du nom de Dikeledi à minuit heure UTC (4 heures locales).
Lire aussi : Future Dikeledi : "Influence possible" sur Mayotte
Dikeledi est actuellement située aux coordonnées 15.0° Sud / 66.4° Est, à environ 1 305 km à l'est-nord-est des côtes réunionnaises et 2 300 km à l'est de Mayotte. Le système se déplace vers l’ouest à une vitesse de 35 km/h. Les vents sur mer atteignent une moyenne de 65 km/h avec des rafales pouvant atteindre 95 km/h. La pression atmosphérique au centre est estimée à 1001 hPa.
Pas d'alerte pour La Réunion et Mayotte
Météo France précise qu'aucune alerte cyclonique n'est en cours pour La Réunion ni pour Mayotte. Toutefois, les autorités appellent à la vigilance, notamment dans les zones potentiellement impactées.
Le système Dikeledi devrait entraîner des conditions météorologiques dégradées dès ce jeudi soir sur l’archipel de Saint-Brandon, suivi de l'île Tromelin vendredi. Des vents forts, accompagnés d’une mer agitée à dangereuse, sont attendus sur ces îles entre jeudi et samedi matin.
Dikeledi devrait continuer sa trajectoire en direction de Madagascar et pourrait générer des pluies torrentielles, des vents violents et une mer dangereuse sur la province d’Antsiranana dès samedi. Les habitants de cette région sont invités à suivre de près l'évolution de la situation.
Les prévisions actuelles indiquent une potentielle interaction prolongée avec les terres malgaches, voire un possible contournement le long de la côte ouest de l'île. Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer avec précision l'amplitude des dégradations à venir. Les météorologues recommandent de consulter régulièrement les bulletins officiels pour rester informés.


