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La Symbolique de Noël

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 26 décembre 2013 à 09H45

Tel est le tître de l' éditorial  d'un journal local en cette veille de Noël..

Dans cet éditorial  est brossé le contraste entre la ruée vers les grandes surfaces, ou autres magasins moins visiblement marqués par grégarisme  consumériste,  et la signification symbolique généralement donnée à cet événement ,plus cosmique que religieux à ses origines.

Comment expliquer ce comportement? Compensation d'un manque?
Cela s'appelle aussi  a par ailleurs addictologie.
Quel manque ,sinon spirituel, pas forcément religieux,peut  l'expliquer ?

Ce comportement collectif ,et la symbolique qui devrait y être attachée et prévaloir sur le matérialisme manifeste,  renverrait  à la tradition de la nativité.   Cette date fut  pourtant fixée de façon arbitraire  en 440  en occident catholique , et sans référence  à quelque texte que ce soit , sinon à la ou aux  décisions administratives  des autorités religieuses  voulant substituer aux fêtes païennes une fête religieuse . C' est un bel exemple d'exploitation de l'histoire., si on peut parler d'histoire dans le domaine religieux .

Voici ce qu'écrit  l' historien Philippe Conrad (1)
"L'importance accordée aux anciennes fêtes du solstice d'hiver, le souvenir des saturnales romaines (célébrées du 17 au 25 décembre) et la place considérable qu'avait acquise dans l'empire le culte de Mithra – dieu solaire et sauveur d'origine iranienne – expliquent pour une bonne part ce choix. Correspondant à la nuit la plus longue de l'année, qui précède immédiatement la « remontée » du soleil dans le ciel, le solstice d'hiver était un moment chargé d'une forte sacralité pour les anciennes sociétés européennes, et l'assimilation du Christ sauveur au Soleil victorieux des ténèbres devait fatalement rapprocher les deux traditions. La célébration de la renaissance annuelle de Mithra et la fête du Sol invictus, dont Aurélien avait tenté d'imposer le culte dans l'ensemble de l'empire, intervenaient toutes deux le 25 décembre, et Macrobe nous rapporte que, ce jour-là, on sortait d'un sanctuaire une divinité solaire figurée comme un enfant nouveau-né."

Quant aux cadeaux appelés étrennes  , ils sont à associer  aux voeux de "bonne santé" qu'on n'oublie  pas de formuler ,, à l'orée de la nouvelle année,  et qui ont leur origine dans ces mêmes fêtes des Saturnales. Le mot "étrennes" n'est rien d'autre que l'évolution du mot latin "Strenae" signifiant bonne santé.

Il en est ainsi de toutes les traditions ,  leur signification originale ayant souvent  été transformée ,exploitée, syncrétisée, , à des fins sociologiques  d'éducation populaire  , ou religieuse, destinée à maintenir une stabilité sociale  ou les caractères identitaires d'un groupe . La tradition est sacralisée par la durée  quels qu'en soient les vrais fondements . Une tradition rassure. Une tradition exclut.

Gare aux hérétiques!!!!

Si les Iraniens vénéraient le retour de la Lumière ,propice à la renaissance de la végétation et des cultures, dans un hémisphère et une latitude aux hivers longs, si les religions envoient un message d'espérance d'un au -delà problématique, ou d'un futur meilleur, si cette fête du solstice peut être l'occasion de générer  un  unanimisme plus que la discorde,tant mieux . Mais l'avenir sera ce que les citoyens en feront, avec leurs mains, leur cerveau et leur coeur.

A  propos de coeur, , bonne année 2014, bonne santé à tous  et que le coeur artificiel ,annoncé en "étrenne" en cette fin d'année, ne fasse pas oublier l'importance de celui qui bat en chacun de nous.,importance physiologique mais aussi symbolique.

H.HERVET .AGIR a,b,c,d.
(1)Noel, origines et traditions Ph.Conrad

 

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