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La Réunion : alerte sur une forte baisse des contrats PEC, Philippe Naillet interpelle le gouvernement

Ecrit par S.I. – le vendredi 24 avril 2026 à 08H58

Dans un courrier adressé au ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, le député de la 1ère circonscription, Philippe Naillet, tire la sonnette d’alarme sur la situation des Parcours Emploi Compétences (PEC), qu’il estime désormais "critique" pour les collectivités locales.

L’élu dénonce une baisse massive du dispositif, qui menace directement le fonctionnement des services publics. Il parle d’une évolution préoccupante du volume des contrats. Selon lui, cette trajectoire est d’autant plus inquiétante qu’elle s’inscrit dans une logique de réduction continue depuis plusieurs années. "70% à 80% du volume des contrats PEC tout simplement insoutenable", alerte le parlementaire.

Des collectivités sous tension, notamment dans les écoles

Philippe Naillet s'inquiète particulièrement des conséquences dans les communes, déjà fragilisées par des contraintes budgétaires fortes. À Saint-Denis, les effectifs de PEC seraient passés de 850 en 2024 à environ 580 aujourd’hui. Une baisse qui, selon lui, se traduira mécaniquement par une dégradation du service public à court terme.

Dans son courrier, Philippe Naillet insiste notamment sur l’impact dans les écoles : "Sans maintien des moyens existants, elle ne pourra plus assurer, dans des conditions dignes et sécurisées, l’accueil des près de 17.000 enfants scolarisés chaque jour."

Au-delà de l’aspect budgétaire, l’élu rappelle le rôle social et opérationnel des PEC, notamment dans des missions de terrain ou de santé publique.

Il souligne également les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités : "Le manque de visibilité sur le volume des PEC, leur durée, ainsi que la part prise en charge par l’État, est source d’inquiétude."

Des engagements jugés insuffisamment tenus

Le courrier fait référence aux annonces déjà faites au plus haut niveau de l’État, notamment lors de la visite présidentielle à La Réunion. Emmanuel Macron avait alors évoqué un maintien du dispositif autour de 10.000 contrats. Pour Philippe Naillet, l’écart entre ces engagements et la réalité actuelle crée une forte incompréhension dans les territoires.

Face à cette situation, le député demande un maintien des PEC à un niveau au moins équivalent à celui de 2025, ainsi qu’une programmation pluriannuelle permettant aux collectivités de planifier leurs politiques publiques.

Il appelle enfin le gouvernement à garantir une meilleure stabilité du dispositif afin d’éviter que les collectivités ne soient prises de court chaque année par des ajustements successifs.

Etiquettes : Philippe Naillet

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