« La prison ne peut pas être l’unique solution à tous les maux de la société »

Avec « 825 détenus pour 575 places » et une surpopulation carcérale qui ne fait qu'empirer, le centre pénitentiaire de Domenjod n'échappe pas aux tensions entre détenus et surveillants.
Mais l'agression dont a été victime un officier encadrant mardi vers 17h relèverait d'un acte gratuit, selon le syndicaliste de l'UFAP UNSA Samuel Fontaine. « Les faits se sont déroulés dans le quartier des arrivants, avec un détenu avec un profil psychiatrique à qui on venait d'apporter son repas. Il voulait aller manger ailleurs, les surveillants ont appelé leur officier encadrant pour le raisonner et le détenu l'a frappé d'un coup de poing, puis d'un coup de plateau », rapporte Samuel Fontaine.
Déplorant le non remplacement des départs à la retraite et soulignant le peu d'attrait exercé par la profession auprès des jeunes, le syndicaliste réclame la création d'une unité spécialisée, comme il en existe dans l'Hexagone, afin de prendre en charge les détenus souffrant de troubles psychiatriques.
« La prison ne peut pas être l’unique solution à tous les maux de la société. On sait très bien que la délinquance est en train d’exploser à La Réunion à cause des trafics de drogue et de la tolérance zéro pour les auteurs de violences intrafamiliales. À Domenjod on est en train de prévoir 4 détenus par cellules dans 9 m², alors qu'on a déjà une centaine de triplettes par cellules », argumente Samuel Fontaine.


