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La Possession : quand la défaite ne passe pas... et se déguise

Ecrit par Decryptage 974 – le jeudi 2 avril 2026 à 15H08

Il y a des défaites élégantes... et puis il y a celles qui le sont moins.

Le 22 mars dernier, les urnes ont parlé. Et elles ont parlé clairement : Erick Fontaine l'a emporté avec 101 voix d'avance sur Vanessa Miranville. Une courte victoire, certes. Mais une victoire nette, validée par les règles que tout le monde connaissait avant le scrutin... y compris la maire sortante.

Car oui, rappelons-le : celle qui conteste aujourd'hui l'élection est aussi celle qui... l'a organisée.

Les mystérieux "deux administrés"

Depuis quelques jours, on nous vend une drôle d'histoire. Ce ne serait pas Vanessa Miranville qui conteste les résultats. Non, non. Ce seraient « deux administrés », surgis de nulle part, mus par un élan citoyen spontané.

Et l'ancienne maire dans tout ça ? Simple accompagnatrice, presque spectatrice. Elle aurait seulement « fourni des éléments ».

Permettez-nous de sourire.

Qui peut sérieusement croire que Vanessa MIRANVILLE n'aurait aucun rôle réel dans un recours qui reprend mot pour mot ses propres arguments ? Qui peut croire qu'elle accompagne jusqu'à la préfecture des requérants... par simple altruisme civique ?

Une contestation... contre son propre système

Parmi les arguments avancés : des signatures « différentes » entre les deux tours. Autrement dit, des soupçons de fraude.

Mais posons une question simple : qui a désigné les membres des bureaux de vote ?

Réponse : la maire sortante elle-même.

Les présidents, les secrétaires, l'organisation du scrutin... tout relevait de son équipe municipale. Insinuer aujourd'hui que des irrégularités auraient pu se produire revient donc à accuser... son propre dispositif.

L'argument  de l'AOT : une accusation ubuesque

Et puis il y a ce fameux argument : l'histoire de l'Autorisation d'Occupation Temporaire (AOT).

Selon Vanessa Miranville, le fait que Erick Fontaine n'ait pas respecté cette procédure constituerait une « rupture d'égalité ».

Là encore, il faut oser.

Car ce que l'on oublie de dire aux Possessionnais, c'est que cette exigence d'AOT en pleine campagne électorale relève d'une interprétation pour le moins... exotique du droit.

Imposer une AOT payante pour des prises de parole en campagne ?

Du jamais vu !

Une entrave... et non un avantage

Et si l'on suit la logique jusqu'au bout, le raisonnement de Vanessa Miranville se retourne contre elle. On pourrait tout aussi bien soutenir qu'Erick Fontaine a été pénalisé par cette règle discutable.

Combien de prises de parole empêchées ? Combien d'initiatives freinées par une contrainte administrative injustifiée ?

Si rupture d'égalité il y a, elle pourrait bien se situer là.

Et aujourd'hui, elle voudrait faire passer cette anomalie pour une faute de son adversaire.

À ce niveau, ce n'est plus de la contestation électorale.

C'est du grand théâtre.

Mais à La Possession, le public commence sérieusement à voir les ficelles.

L'art de perdre... sans assumer

Au soir de sa défaite, Vanessa Miranville avait publiquement félicité Erick Fontaine et lui avait souhaité bonne chance pour son mandat. Un geste républicain, digne.

Mais quelques jours plus tard, changement de ton. Place aux procédures... et à une stratégie pour ne pas apparaître en première ligne.

Difficile de ne pas y voir une mauvaise perdante qui avance masquée.

Respecter enfin le choix des Possessionnais

La démocratie ne s'arrête pas au dépouillement. Elle se poursuit dans l'acceptation du résultat.

À La Possession, une page s'est tournée le 22 mars. Et il serait temps que tout le monde l'accepte, sans faux-semblants.

Car à force de jouer avec la réalité, on finit surtout par perdre ce qui compte le plus en politique : la confiance.

 Signé : Decryptage 974

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