La Plaine des Palmistes panse peu à peu ses plaies après Garance

La Plaine des Palmistes se remet peu à peu du passage du cyclone Garance. Joan Doro, quatrième adjoint au maire, fait le point sur la situation et les actions engagées.
La Plaine des Palmistes, dans les hauts de l’Est de La Réunion, commence à panser ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Garance. Ce dimanche 2 mars, un semblant de normalité semble timidement reprendre ses droits dans la commune des hauts de l'Est, notamment lors de l’alerte violette décretée vendredi 28 février. En plein cœur de la tempête, une femme et ses enfants avaient dû être évacués en urgence, tandis que plusieurs maisons étaient détruites sous la violence des vents et des pluies.
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Une gestion des urgences en voie d’achèvement
Contacté ce jour, Joan Doro, quatrième adjoint au maire, confirme une reprise progressive des activités et détaille les efforts déployés par la municipalité pour venir en aide aux sinistrés. "La situation redevient peu à peu normale et les urgences ont été dans leur totalité gérées", assure Joan Doro. Parmi les priorités, la prise en charge des familles les plus affectées. Deux foyers, privés de solutions de relogement chez leurs proches, bénéficient actuellement du soutien de la mairie. "Une famille a été placée dans un logement d’urgence, tandis qu’une autre a été installée dans une location saisonnière à Bras-Piton", précise l’élu. Parallèlement, le Centre communal d’action sociale (CCAS) prévoit de se rapprocher des sinistrés pour évaluer leurs besoins et envisager, dès ce début de semaine, une distribution de packs d’eau.
La stratégie d’intervention post-cyclone s’est articulée autour de plusieurs axes. En premier lieu, le déblaiement des principaux axes routiers – RN3, routes départementales et communales – afin de rétablir l’accès aux familles isolées. "Dans l’ensemble, ces routes sont désormais praticables, bien qu’il reste encore des déchets verts à évacuer", indique Joan Doro. Ensuite, des équipes municipales, épaulées par une entreprise spécialisée, sont intervenues chez les habitants pour sécuriser les biens endommagés, notamment par la pose de bâches sur les toitures éventrées. Enfin, en collaboration avec la CIREST, la mairie a entamé l’évacuation des débris – tôles arrachées, murs effondrés – pour permettre aux riverains de retrouver un cadre de vie viable.
Sur la RN3, axe névralgique de la commune, la circulation se fluidifie peu à peu. Une coupure totale est prévue ce lundi. Elle est nécessaire pour permettre aux équipes d’EDF de dégager un poteau haute tension abattu par le cyclone. "Cela va faciliter le passage des véhicules lourds, autocars et camions de ravitaillement, essentiels pour les commerces des hauts", explique l’adjoint au maire. Une urgence d’autant plus criante que la seule station-service de la commune se trouve ce dimanche à court de sans-plomb et de fioul, ne disposant plus que de gasoil, réservé en priorité aux secours, aux services des routes et à la gendarmerie. "Nous espérons un retour à la normale d'ici mardi", confie Joan Doro.
Des défis persistants : électricité, réseaux et agriculture
Malgré ces avancées, des difficultés subsistent. De nombreux foyers restent privés d’électricité, tandis que les réseaux de télécommunication peinent à se rétablir. "Orange tente de relancer son réseau sur la Plaine, mais je n’ai pas de nouvelles de SFR pour l’instant", indique l’élu. Côté eau potable, une coupure est prévue ce soir entre 23h et 5h du matin. Contrairement au passage du cyclone Belal, où des citernes avaient été déployées, la situation actuelle ne nécessite pas encore de mesures exceptionnelles. "On n’a pas de grosses problématiques sur l'eau pour l’instant", rassure-t-il.
Les éleveurs et agriculteurs de la commune subissent également de lourdes pertes. "Nous avons recensé les exploitations touchées pour faciliter les demandes d’aides", explique l’adjoint. Si les animaux d’une écurie effondrée ont été sauvés, un éleveur de canards a en revanche perdu une grande partie de son cheptel.
Face à l’ampleur des dégâts, un classement en état de catastrophe naturelle est envisagé. Le sous-préfet s’est rendu sur place et a salué le travail des équipes locales pour la gestion post-cyclonique. "Sur la route des Plaines, tout est propre, les équipes ont bien travaillé, notamment pour sécuriser les lignes électriques", conclut Joan Doro.
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