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La diaspora malgache de La Réunion dénonce une possible exfiltration de Rajoelina avec l’aide de la France

Ecrit par N.P. – le lundi 13 octobre 2025 à 13H22

Dans un communiqué, la Diaspora malgache de La Réunion et la Gen Z Madagascar du 974 appellent les autorités françaises à répondre face à des « informations concordantes » faisant état de la fuite du président malgache vers Dubaï, « avec l’assistance de moyens militaires français ».

Selon le collectif, plusieurs sources, corroborées par des images et témoignages publics, indiquent qu’un avion Casa CN235 de l’armée française a décollé de Sainte-Marie (Madagascar) dans l’après-midi du 12 octobre, après avoir embarqué des passagers en provenance du palais présidentiel.
Le même jour, un jet privé Vistajet (vol H5721), arrivé de Maurice, aurait effectué une escale sur le parking militaire de l’aéroport de Gillot – Saint-Denis, avant de repartir vers Dubaï.

Des photos satellites et vidéos, citées par la source Madagascar Aviation, montreraient une interaction entre ce jet privé et l’appareil militaire français stationné sur la zone militaire de l’aéroport réunionnais.

Des soupçons d’ingérence française

Les signataires estiment que ces éléments, ajoutés aux déclarations du préfet de La Réunion au journal télévisé du 12 octobre — évoquant des « interactions entre Paris, La Réunion et Madagascar » et la possibilité de déclenchement de « plans de crise » par les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FASOI) — soulèvent une question grave : la France aurait-elle contribué à l’exfiltration d’un chef d’État en fuite ?

Un lourd bilan et des accusations de violations des droits humains

La communauté malgache rappelle que le bilan humain de la répression s’élèverait désormais à 25 morts, selon le dernier décompte, et dénonce des « violations manifestes des Droits de l’Homme » et des actes de torture attribués à la Gendarmerie malgache.

La Diaspora et la Gen Z estiment qu’Andry Rajoelina, en sa qualité de chef suprême des armées, « porte la responsabilité directe de ces exactions » et doit répondre de ses actes devant la justice de son pays.

Le 12 octobre, un jet privé Vistajet (vol H5721) aurait fait escale sur la zone militaire de Gillot avant de repartir vers Dubaï. Des images diffusées par Madagascar Aviation montrent une interaction avec un avion militaire français selon la diaspora

Cinq questions adressées à la France

Le collectif adresse aux autorités françaises cinq questions, en demandant « clarté, transparence et vérité ». Il souhaite notamment savoir :
– si les FASOI ont effectivement participé à une exfiltration du président sortant ;
– en vertu de quel droit la France serait intervenue dans les affaires intérieures malgaches ;
– si la naturalisation française de Rajoelina en 2014 justifierait une telle protection ;
– si Paris s’engagera à coopérer avec les futures autorités légitimes de Madagascar pour son éventuel retour devant la justice ;
– et enfin, si la France est prête à accompagner une procédure de gel et de restitution des biens mal acquis du dirigeant et de ses proches, conformément à la loi n°2021-1031.

Appel à la transparence et au renouveau démocratique

Le communiqué se conclut sur un appel à la « transparence et à la vérité » et réaffirme la solidarité de la communauté malgache de La Réunion avec le mouvement populaire mené par la jeunesse à Madagascar pour « un véritable renouveau démocratique ».

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