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Iran : des ONG évoquent une répression massive pouvant dépasser 30.000 morts

Ecrit par N.P. – le mardi 27 janvier 2026 à 16H19

Malgré une coupure quasi totale d’internet, des témoignages et des recoupements menés par des ONG et des médias internationaux font état d’un bilan humain sans précédent depuis le début des manifestations, début janvier.

Les chiffres officiels iraniens parlent d’environ 3 .00 morts depuis le début des manifestations déclenchées par la hausse du coût de la vie et, plus largement, par la contestation du régime. Mais en coulisses, d’autres évaluations circulent, bien plus lourdes. Selon plusieurs sources relayées par des ONG de défense des droits humains et par des médias étrangers, le nombre de victimes pourrait en réalité dépasser les 30.000 morts en quelques semaines, dont une part importante concentrée sur les tout premiers jours de la contestation, les 8 et 9 janvier.

Ce bilan, difficile à vérifier en raison de la coupure d’internet imposée par les autorités, s’appuie notamment sur des informations internes issues du système de santé iranien et sur des témoignages recueillis dans tout le pays. Des données qui, sans être officiellement confirmées, ne sont pas jugées irréalistes par plusieurs organisations indépendantes. Selon elles, la répression aurait été particulièrement violente, y compris dans des villes de taille modeste, avec l’usage d’armes de guerre, des tirs à balles réelles et des opérations menées depuis les toits ou lors de poursuites dans les rues.

Une « tuerie de masse »

Les ONG décrivent une violence généralisée et coordonnée, évoquant une « tuerie de masse » d’une ampleur rarement observée à l’époque contemporaine. Chaque jour, de nouveaux cas de morts seraient signalés, alimentant un décompte toujours provisoire. À ces victimes s’ajoutent des centaines, voire des milliers de blessés, dont beaucoup hésitent à se rendre à l’hôpital. En cause : la crainte d’arrestations ou de représailles. Plusieurs témoignages font état de blessés emmenés vivants dans des établissements de santé, avant d’être retrouvés morts quelques heures plus tard.

À mesure que les jours passent, l’inquiétude grandit parmi les familles, nombreuses à rester sans nouvelles de proches portés disparus ou à ne pas avoir pu récupérer les corps. Dans ce contexte de blackout informationnel et de peur, les organisations de défense des droits humains redoutent que le bilan humain continue de s’alourdir, sans que l’ampleur réelle de la répression ne puisse être établie avec certitude à court terme.

Etiquettes : Iran

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