Incendies du Maïdo: Le SDIS a aidé les enquêteurs

Zinfos974 : Quelle est votre première réaction suite à cette garde à vue du caporal impliqué dans les incendies du Moka et soupçonné d'être le pyromane du Maïdo ?
Colonel Loubry : Je fais la distinction entre les incendies du Moka et ceux du Maïdo. Le caporal-chef Nirlo a été placé en garde à vue, mis en examen, jugé et condamné pour le Moka. De notre côté, nous avons engagé une procédure de révocation à son encontre. Cette procédure devant le conseil disciplinaire est longue mais elle est lancée. S'il s'avérait que les soupçons qui sont aujourd'hui portés sur le caporal-chef pour les incendies du Maïdo sont vérifiés, le SDIS se retrouvera dans la même logique de transparence et de fermeté dont nous avons fait preuve jusqu'à maintenant. S'il y a garde à vue, c'est parce que la juge d'instruction, Brigitte Lagière, a jugé qu'il y avait un faisceau d'indices. Maintenant, il est prématuré de porter un jugement d'ici la fin de la garde à vue.
Le SDIS a-t-il été associé aux recherches des gendarmes ces derniers mois ?
Nous, administration du SDIS, nous avons assumé pleinement notre responsabilité. Nous avions en effet, comme le veut la formule, mis à disposition des enquêteurs tous les moyens utiles à la manifestation de la vérité. Nous avons transmis tous les documents utiles faisant état des jours de service du caporal et de son téléphone. On a répondu à toutes les demandes.
Le SDIS s'était-il porté partie civile dans le procès du feu du Moka ?
Oui, le SDIS en tant que tel pour les moyens financiers engagés sur le feu. Et le Département également. Le dédommagement des moyens financiers déployés par le SDIS lors de l'incendie est toujours instruit par notre bureau.


