Hausse des carburants : la FSU demande l’extension du télétravail à la Région

Face à l'explosion annoncée des prix des carburants, la FSU Territoriale demande dans un courrier à la Région Réunion d’adapter l’organisation du travail des agents notamment via un assouplissement du télétravail, mais aussi des mesures de compensation financière et une adaptation des conditions de travail.
Dans ce courrier, daté du 26 mars, le secrétaire départemental de la FSU Territoriale, Christian Picard, alerte sur les conséquences économiques et sociales de la crise énergétique pour les agents de la collectivité régionale, dans un territoire particulièrement dépendant des importations énergétiques.
“Cette situation, caractérisée par une hausse significative et durable des prix des carburants et de l’énergie, est de nature à affecter directement les conditions d’emploi, de travail et de vie des agents publics territoriaux”, écrit-il.
Télétravail élargi et assoupli
La FSU demande en priorité “l’élargissement immédiat des possibilités de recours au télétravail, y compris de manière exceptionnelle et temporaire” ainsi qu’un assouplissement des critères d’éligibilité. Le syndicat demande également une harmonisation des pratiques entre directions afin de garantir l’égalité de traitement entre les agents.
Pour la FSU, le télétravail constitue une réponse directe à la hausse des carburants, en réduisant les déplacements domicile-travail et donc les dépenses contraintes des agents.
Compensation des frais de transport
Le syndicat demande également l’ouverture d’une concertation sur l’adaptation des dispositifs indemnitaires existants, l’étude de mesures exceptionnelles de compensation financière et une réflexion sur la participation de l’employeur aux frais de transport, afin de tenir compte de la hausse des coûts de carburant.

Organisation du travail et dialogue social
La FSU sollicite par ailleurs une adaptation de l’organisation du service, avec des aménagements d’horaires, le développement de modalités alternatives d’exercice des missions et une anticipation des difficultés d’accès aux lieux de travail.
Le syndicat demande par ailleurs la convocation rapide des instances de dialogue social afin d’examiner les conséquences de la crise énergétique sur les conditions de travail et de définir des réponses concertées.
Une réflexion demandée sur les transports publics
Au-delà, la FSU appelle la Région, compétente en matière de mobilité, à engager une "réflexion structurelle" sur le développement des transports publics, afin de proposer une "alternative crédible à la voiture individuelle et de réduire la dépendance énergétique du territoire".Dans son courrier, Christian Picard estime que la situation actuelle impose à la collectivité “de mobiliser pleinement ses compétences d’organisation du service et ses obligations d’employeur public afin de prévenir une dégradation significative des conditions de travail et de vie des agents”.


