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Gilbert Annette : "Les minimas sociaux ne sont pas adaptés au coût de la vie à la Réunion"

En préambule de ce premier conseil municipal de l'année 2012, Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, a tenu à faire un point sur les violences qui ont émaillé la Réunion depuis mardi, plus particulièrement Saint-Denis et le quartier du Chaudron. Des exactions condamnées par le maire de Sait-Denis qui souhaite distinguer une nouvelle fois ceux qui manifestent contre la vie chère et ceux qui profitent de cette situation pour "casser" et "piller" les biens publics et les entreprises privées.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 25 février 2012 à 10H27

"i[Le conseil municipal de ce matin se passe dans un contexte particulier. Tout le monde a vécu les événements qui ont marqué la Réunion et la ville de Saint-Denis cette semaine]i", explique en introduction le maire de Saint-Denis, Gilbert Annette. "i[Un mot pour déplorer l'usage de la violence pour faire aboutir des revendications. Violences qui ont eu pour conséquence de détruire des biens publics et des entreprises privées]i", rappelle-t-il.

Pour le maire, il faut distinguer les manifestants qui se battent "i[légitimement]i" contre la vie chère, de ceux qui profitent de cette crise pour se transformer en "i[vandale]i" pour casser, piller et incendier. "i[Ils ignorent que ce sont les Réunionnais qui vont devoir réparer tout ça. Je condamne fortement ces exactions]i", souligne Gilbert Annette. "i[Quand on s'attaque aux biens publics, on vise la population dans son ensemble, mais particulièrement nos enfants et le public fragile]i", explique de son côté Monique Orphé, première adjointe à la mairie de Saint-Denis.

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Gilbert Annette rappelle avoir alerté le gouvernement à de nombreuses reprises sur les conditions de la crise qui touche la Réunion. "i[Je vous rappelle que nous avons le record d'Europe du nombre de chômeurs chez les jeunes]i", souligne-t-il. "i[Il faut que le gouvernement donne des moyens plus conséquent pour répondre à la détresse des jeunes. Par exemple, en Ile-de-France, il y a 7% de chômage. Pourtant le nombre de contrat aidé est supérieur à celui de la Réunion, alors que nous sommes à 60% de jeunes au chômage]i", ajoute Gilbert Annette.

Sur les propositions faites hier soir à la préfecture, la majorité dionysienne souhaite que les avancées aillent "i[plus loin]i". "i[Les minimas sociaux sont calculés sur la base du coût de la vie en métropole, ils ne sont pas adaptés à la vie Réunionnaise alors que le prix de l'alimentation est supérieur de 30% à la métropole]i", explique-t-il. Pour cela, une proposition est faite par le maire de Saint-Denis, la mise en place d'un panier de la ménagère au prix des produits en métropole.

"i[Il faut mettre en place des mesures structurelles indispensables à la paix civile et au développement économique de notre île]i", conclut Gilbert Annette. Après cette introduction, le conseil municipal reprend normalement.

 

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