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François-Xavier Bellamy : “Il ne faut pas que les travailleurs votent pour des élus qui ne travaillent pas”

La tête de liste des Républicains était à La Réunion pour la campagne des Européennes. Il tente de convaincre les électeurs comme les élus de préférer la droite républicaine à l’extrême-droite.

Ecrit par Baradi Siva – le mardi 21 mai 2024 à 07H24

François-Xavier Bellamy était à La Réunion pour une visite expresse d’une journée le 18 mai. La tête de liste des Républicains a mis l’accent sur la défense des intérêts des agriculteurs réunionnais, axe majeur de la campagne du parti de la droite républicaine aux Européennes.

Les Républicains font face à une fuite de ses électeurs et de ses élus vers l’extrême-droite. François-Xavier Bellamy les appelle à regarder son bilan et à prendre en compte la vision politique européenne qui oppose la gauche et la droite traditionnelle plutôt que le centre-droit macroniste à l’extrême-droite

 

 

Produire en France et contrôler les frontières

 

François-Xavier Bellamy résume en deux points distincts le cœur du projet des Républicains.

Notre projet, c’est de faire en sorte que l’Europe change de cap, parce que nous avons vécu un mandat pendant lequel, on a vu se multiplier les contraintes, les normes imposées à tous ceux qui travaillent dans notre pays et qui viennent leur compliquer la vie alors que nous avons besoin de libérer les forces vives comme nos agriculteurs, nos pêcheurs”, déplore François-Xavier Bellamy.

Au contraire, nous avons besoin de produire de nouveau parce que c’est la condition pour faire baisser les prix et dominer l’inflation qui asphyxie les familles”, assure la tête de liste des Républicains qui ajoute, “c’est l’enjeu majeur pour nous de libérer ceux qui sont les piliers de nos pays.”

Et je pense aussi à la nécessaire reprise en main de la capacité d’action de ceux qui, au service de l’Etat sont chargés des missions les plus fondamentales. Nous avons une forme d’impuissance publique de nos États à gérer le contrôle des frontières”, déclare-t-il.

 

Une droite républicaine affaiblie

 

François-Xavier Bellamy concède : “Notre famille politique traverse une crise, comme la vie politique générale en France. La gauche et la droite sont affaiblies. Mais ma conviction est que les Français ouvrent les yeux sur le bilan du Macronisme, le bilan de cette promesse de fin des clivages qui a déçu et qui a conduit notre pays dans une forme d’impasse.

Il faut reconstruire l’alternative dont le pays a besoin. Je suis persuadé qu’il y a une majorité d’électeurs de droite qui veut des choses toutes simples”, assure-t-il avant de détailler, “la droite, c’est le respect du travail, le sens de la valeur du travail. La nécessité de mieux rémunérer ceux qui travaillent, de reconstruire l’autorité de l’État pour garantir la sécurité des citoyens, la protection des frontières et de remettre de l’équilibre dans les comptes.”

Il affirme que l’écologie fait partie des valeurs de la droite, mais à une nuance près : “Une écologie qui ne soit pas de la sanction, de la punition, de la contrainte, mais une écologie de la prospérité retrouvée.

 

Vote d’extrême-droite, un “vote de colère

 

“Au moment de voter, ne regardez pas seulement les paroles, mais les actes. En politique, des gens parlent beaucoup, mais certains n’agissent pas vraiment”, avertit-il.

Au parlement européen, nous nous serons battus pour relever les défis du soutien de l’agriculture, de la pêche. Je suis venu et j’ai travaillé avec les agriculteurs et les pêcheurs réunionnais”, évoque-t-il notamment avant de se féliciter de la décision de l’Europe de financer le renouvellement de la flotte artisanale dans les Outre-mer.

Nous avons travaillé sur le prix de l’énergie, sur les frontières pour les Réunionnais pour garantir les réponses”, assure le député européen sortant. Il appelle les électeurs à lui conférer une majorité pour s’opposer à la “stratégie de décroissance agricole”, “le contrôle des frontières.”

J’entends que certains ont le vent en poupe dans les sondages, mais qui n’ont jamais écouté les Réunionnais et qui n’ont jamais travaillé pour eux”, prévient-il avant de s’exprimer sur les raisons de la montée des extrêmes dans les Outre-mer.

Je veux dire aux Réunionnais que je partage la colère que vous voulez exprimer, parce que je la ressens aussi, mais le 9 juin, il ne faut pas voter qu’avec sa colère, mais pour que les choses changent dans la bonne direction”, lance François-Xavier Bellamy, avant d’ajouter, “il ne faut pas que ceux qui travaillent votent pour des élus qui ne travaillent pas pour leur être utile.

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