Fonction publique : le SAIPER dénonce une « rupture d’égalité » dans l’application d’un décret à La Réunion

Le syndicat SAIPER UDAS s’est mobilisé ce mercredi devant le rectorat pour protester contre l’application différenciée d’un décret de juin 2024 sur les fonctionnaires en arrêt maladie. Selon lui, les agents réunionnais sont pénalisés financièrement par rapport à leurs homologues de l’Hexagone.
Le décret interministériel du 20 juin 2024, censé améliorer les conditions des fonctionnaires en situation de maladie ou d’incapacité de travail, provoque la colère du SAIPER UDAS à La Réunion. Devant le rectorat, la secrétaire générale du syndicat, Gladys Robert, a dénoncé une mesure « injuste » qui, au lieu d’alléger les difficultés des agents malades, aggrave leur situation financière.
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En cause, la suppression des éléments d’indexation et de majoration du traitement dans le calcul des indemnités. « En métropole, ce décret vient revaloriser le salaire des agents en arrêt maladie. Ici, c’est l’inverse : nos collègues voient leurs revenus chuter, parfois de plus de 1 000 euros par mois », regrette la représentante syndicale. Le SAIPER estime qu’il s’agit d’une « rupture d’égalité de traitement » entre les agents ultramarins et ceux de l’Hexagone, alors même que la loi vise à renforcer la protection des personnels en arrêt.
Le syndicat réclame que le gouvernement « revienne sur sa copie » et aligne l’application du décret dans les territoires ultramarins sur celle de la métropole. Des courriers ont été adressés à plusieurs élus pour porter le sujet au niveau national. « Nous ne demandons pas un privilège, simplement l’égalité de traitement », résume Gladys Robert, déterminée à maintenir la pression jusqu’à obtenir des réponses politiques concrètes.
(Vidéo Alexandre Robert)


