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Extinction Rebellion : La lutte sur Casabona continue en justice !

Le collectif des citoyen.nes qui protège la forêt de Casabona à Saint-Pierre a mené une action samedi à l'endroit du futur centre commercial. Ses membres expliquent leur démarche dans un communiqué :

Ecrit par LG – le dimanche 21 novembre 2021 à 06H09

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Qui sommes-nous ? Un collectif mélangé de personnes Humanistes, optimistes et solidaires, mobilisées par l’urgence absolue, climatique, environnementale et sociale actuelle, soutenu par de nombreux mouvements locaux tous pacifistes comme XR Réunion, Greenpeace Réunion, QG Zazalés, Attac Réunion, 5000 Piédwa…

Nous sommes déterminés à :
– agir à notre maximum selon les préconisations des experts du GIEC, pour ralentir voire empêcher la marche forcée des projets locaux d’urbanisation en cours,
– proposer à leur place d’autres alternatives d’aménagements durables et solidaires.

À la conclusion des dernières expertises scientifiques indépendantes plus qu’alarmante, il nous semble évident que la plupart des projets de construction en cours de réalisation sur le territoire de Saint-Pierre, validés par les autorités publiques corrompues, deviennent, par voie de conséquence directe, périmés et dangereux jusqu’à l’immoralité, en menaçant de porter atteintes à nos vies à court terme.

Et, ce faisant, justifient par nature :
– leur arrêt immédiat,
– d’évaluer cette situation d’urgence absolue de manière démocratique par l’organisation d’un référendum à minima sur la commune voire territorial.

Ici même, dans le quartier de Casabona à Saint-Pierre, se trame depuis plusieurs années l’implantation emblématique forcée d’une zone commerciale tertiaire sur le dernier espace naturel public du centre-ville.

Ce type d’entreprise aujourd’hui mortifère, promue par les leviers de la finance, lancée ici en 2014, jouit de niches légales complexes comme celles qu’on connait pour l’évasion fiscale des plus riches, et autres arrangements avec les autorités publiques décisionnaires, pour s’installer sans avoir à se soumettre à un seul moment à l’avis de la population impactée.

Une sorte de « Légal Washing », rendu possible via la complexité des textes de loi encadrants ce genre de projets.

Jusqu’à notre intervention spontanée du 19 février dernier. Date à laquelle cette situation d’impunité a atteint son paroxysme dans l’horreur d’une scène d’abattage illégal d’arbres par des personnes non qualifiées, escortées d’agents de la police municipale, mettant en danger notre intégrité morale et physique.

Depuis cette injustice quasi criminelle, les personnes du collectif se sont relayées sur place et ont donné leur temps et leur énergie afin d’y résister de manière constructive, sans jamais répondre par la violence. Cherchant à comprendre les raisons d’une telle détermination aveugle de la part des promoteurs privés et publics. S’attachant à informer les riverains des détériorations de leur qualité de vie à venir.

Certains se sont joints à nous, faisant usage de leur droit d’opposition, et on fait porter des recours en Mairie d’abord puis au Tribunal Administratif.

C’est par cette résistance de plusieurs mois que nous sommes arrivés à ralentir la conduite du chantier dont nous pourrions démontrer l’illégalité mais qui profite malheureusement des règles dites de purge de délai.

Là encore, un chantier de cette ampleur, même illégal, peut, s’il n’a pas été repéré à temps, se soustraire aux lois en vigueur et se réclamer d’une purge de délais de recours : « pas vu, pas pris »…

Dernier épisode en date, encore symptomatique du malaise global actuel et de l’aveuglement des décisionnaires, les promoteurs municipaux empêchés de construire le haut de la route d’accès au centre commercial par notre action en justice ont choisi de forcer la main et d’inventer une stratégie infantile de contournement par le bas.

En commençant les travaux avant même d’avoir lancé la procédure légale d’enquête publique indispensable, celle-là même qui aurait dû être conduite bien avant 2019.

En intégrant maladroitement la voirie à un projet d’aménagement d’espaces verts à grands renforts de communication, exemple par excellence d’un Green Washing manqué. En mettant en place un simulacre d’enquête publique dont il est annoncé dès l’information aux citoyens que le résultat ne saurait de toute façon pas infléchir la conduite des travaux. Les responsables politiques font l’aveu implicite de leurs manquements antérieurs, et de leur mépris de l’avis de leurs administrés sur le sujet.

L’important pour nous est de mettre en lumière, par l’exemple donné sur Casabona, ces mœurs corrompues des sphères industrielles et politiciennes devenues la norme, par le truchement de lois scélérates.

Il ne s’agit pas de porter l’opprobre sur tel ou tel responsable, mais bien de démontrer qu’il est possible et de notre devoir d’en finir avec ce système faillible et dont on connaît maintenant avec certitude la morbidité à venir.

Les défenseurs du dernier poumon vert de Saint Pierre

 

Extinction Rebellion : La lutte sur Casabona continue en justice !

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