Experts en investigation criminelle, anthropologues...un dispositif d'envergure sur le lieu de la macabre découverte des ossements du jeune Émile

Les autorités cherchent activement à lever le voile sur plusieurs mystères persistants. Depuis le lundi 1er avril, au Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence, lieu de la macabre découverte des ossements du jeune Émile, un dispositif de recherche d'envergure a été mis en place. Un effectif d'une centaine de gendarmes a investi la zone, soutenus par des experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (l'IRCGN), mais aussi des anthropologues experts en analyse de terrain, selon Marie-Laure Pezant, représentante de la gendarmerie nationale.
"La présence d'un corps affecte le sol de manière spécifique, permettant de déterminer la durée pendant laquelle le corps a été en contact avec celui-ci," a-t-elle déclaré. Les experts en anthropologie vont chercher à déterminer si les os trouvés étaient originellement sur les lieux ou s'ils ont été apportés par un individu, un animal ou en raison de conditions climatiques particulières. Ces spécialistes vont collaborer sur le terrain avec leurs homologues de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, tandis que les analyses forensiques des ossements continueront d'être effectuées au sein des laboratoires de l'institut situés à Pontoise, dans la région parisienne.
Samedi 30 mars, une randonneuse a découvert dans une zone proche du village un crâne et plusieurs dents appartenant à Émile, disparu depuis le 8 juillet dernier au Vernet. Cette découverte tragique a été confirmée par le procureur d’Aix-en-Provence le dimanche 31 mars. La randonneuse, une résidente locale dont on ignore si elle était sortie spécifiquement pour cette activité, a récupéré le crâne et l'a remis aux autorités, selon une source proche de l'enquête citée par Le Figaro.


