Événementiel : Un label pour lutter contre la concurrence déloyale

Avec près de 10.000 établissements et près de 20.000 emplois dans l’île, le secteur de l’événementiel reste un moteur important de l’économie locale. Pourtant, c’est aussi l’un des secteurs qui a le plus souffert de la crise Covid, puis de l’inflation avec la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. En parallèle, le travail non déclaré s’est développé, permettant aux prestataires de casser les prix et créant ainsi une concurrence déloyale pour les entreprises jouant le jeu.
Pour tenter d’aider les sociétés qui font face à de multiples défis, la CCIR, la CGSS-R, la DEETS, l’APER (association des professionnels de l’événementiel à La Réunion) et la SYNPASE (syndicat national des professionnels de l’audiovisuel du spectacle et de l’événementiel) ont signé ce jeudi une nouvelle convention.
Un comité de suivi sera installé pour surveiller l’efficacité des propositions. On peut déjà citer la mise en place d’une plateforme regroupant toutes les entreprises ayant signé la charte de bonnes pratiques. Nommé “Réunion event pro”, elle recensera toutes les sociétés légalement déclarées. Les entreprises qui respecteront la charte, notamment sur l’emploi non déclaré, seront distinguées par un label. “Accompagner, préserver et protéger la filière”, résume Pierrick Robert, le président de la CCIR.
Une plus grande attention sera aussi portée sur les prestataires proposant des services non déclarés sur les réseaux sociaux. Loueurs de voitures marron, DJs ou encore traiteurs devront faire attention à leurs publications sur les réseaux sociaux s’ils ne veulent pas voir débarquer les agents de l’Etat.


