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EOI mise sur le photovoltaïque durable et adapté

C'est une centrale photovoltaïque d'un nouveau genre qui a été raccordée au réseau électrique d'EDF il y a deux semaines. Située à Pierrefonds, cette ferme de 300 mégawatts a été conçue pour durer. Un nouveau défi dans lequel s'est lancé le Groupe Energie océan Indien (EOI) en préambule d'autres projets d'avenir.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 3 novembre 2010 à 18H28

Après l'inauguration en grandes pompes de la ferme photovoltaïque Akuo en janvier dernier à Pierrefonds, une nouvelle centrale de près de six hectares a récemment vu le jour, toujours dans le quartier de Saint-Pierre, à proximité de la Pointe du Diable. Raccordée au réseau EDF il y a maintenant deux semaines, la centrale photovoltaïque est la propriété du Groupe Energie Océan Indien (EOI) et présente des caractéristiques, décrites comme originales et novatrices. De quoi songer à un photovoltaïque nouvelle génération, plus durable et plus adapté aux contraintes et attentes d'un territoire donné.

15.120 panneaux solidement ancrés et 3.400 tonnes de CO2 évitées

Pour les ^partenaires et proches du projet, au rangs desquels le Secrétaire général des affaires régionales Jean Ballandras, pas de doutes sur le sujet. Ils sont d'ailleurs venus constater de visu les résultats d'un projet né il y a trois ans et livré il y a quelques jours. Lancé sur un terrain agricole réorienté énergie renouvelable après accord et location auprès du propriétaire, le projet de ferme photovoltaïques EOI semble s'inscrire dans une démarche décalée.

Dotée de caractéristiques propres telles que la conception robuste des panneaux photovoltaïques ou des supports, cette nouvelle structure est une réalisation 100% locale et s'avère être créatrice d'emplois locaux à temps plein. Encore dans les cartons il y a quelques années, ce projet a été imaginé en vue d'une exploitation à long terme. Reposant sur des monolithes en béton, cette centrale est d'ailleurs la seule de l'île à pouvoir supporter n'importe quelle condition météo et autres vents cycloniques. Réalisés en Allemagne aux côtés d'onduleurs de haute technologie, les panneaux résisteraient à toutes les épreuves et auraient une durée de vie allant au delà d'une vingtaine d'années.

Côté chiffres, cette dernière née des centrales réunionnaises présente une puissance de 3 mégawatts, ce qui correspond à la consommation de 1.500 foyers en électricité. Elle est également composée de 15.120 panneaux de 200 watts chacun. Lesquels, répartis en 630 supports monolithiques, permettront de mettre un terme à la production de quelques 3.400 tonnes de CO2 annuelles. Le tout pour un investissement de 15 millions d'euros. Ceci étant, lancer un projet photovoltaïque à l'échelle locale n'est pas chose aisée. Les responsables et partenaires d'EOI en ont ainsi fait les frais.

Cinq hectares de serres photovoltaïques en attente

Un autre projet assorti d'une réponse négative concerne un terrain jouxtant la centrale photovoltaïque. Terrain sur lequel EOI envisage la réalisation de serres agricoles solaires grâce à sa seconde filiale, la Société des énergies nouvelles des Mascareignes (SENM), une première à la Réunion mais qui correspondrait au mieux à un territoire sur lequel le foncier est plus que rare.

Non seulement ce nouveau concept développé par des ingénieurs israeliens fonctionne, mais il permettrait également d'améliorer la production agricole en qualité et quantité. Résistantes à des vents cycloniques, ces serres d'un nouveau genre représentent des conditions optimales de croissance grâce au contrôle du climat à l'intérieur de la serre. Mais pour la Direction de l'agriculture et des forêts (DAF), il n'est pas question de donner un feu vert à ce type de projets en raison d'éventuels "problèmes de régulation du marché" que pourrait occasionner ce type de structure. Laquelle aurait dû accueillir des cultures d'aubergines ou des tomates. D'une puissance pouvant atteindre jusqu'à 3,5 mégawatts, ce type de serre solaires fait déjà un carton en Europe. Reste à savoir quels sont les éléments à apporter au dossier d'EOI pour qu'il soit pris en considération.

Sur ce point, le responsable de "La compagnie du soleil des Mascareignes", Christian Redt, l'ingénieur en physique et ancien cadre d'EDF, Alain Schwob, ou encore Pierre Cahuzac, de Teltec Semi-Conductor Technic, n'ont pas dit leur dernier mot et devront "s'armer de patience" pour que leur projet aboutisse et soit intégré et adapté aux contraintes locales.

 

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