Entendus à la brigade financière, les dockers de la Sermat ont tout livré

Quatre heures. C'est le temps qu'aura duré l'audition des dockers de la Sermat au commissariat Malartic à Saint-Denis.
Mardi après-midi, les membres du comité d'entreprise ont été entendus pour la première fois par la brigade financière entre 14h et 18h, trois mois après une plainte déposée sur le bureau du procureur de la République.
Mardi 4 février, cette prise de contact s'est achevée pour les dockers avec le sentiment d'avoir tout mis sur la table. Au nom de ses collègues, Raphaël Gossard, trésorier du CE, se réjouit d'avoir pu détailler l'ensemble des soupçons qu'il fonde autour de leur plainte pour "abus de biens sociaux" imputable à leur direction et dont les enquêteurs devront déterminer la réalité.
Les audits financier et organisationnel du GIE Sermat ont été présentés aux policiers, ainsi que l'expertise des comptes réalisée par le comité d'entreprise en 2012.
Si le contrat conclu avec la société SRMP constitue le cœur des soupçons des salariés de la Sermat, le cas tout aussi énigmatique de la société Manumat a été exposé aux enquêteurs.
Les salariés de la Sermat continuent de qualifier la Manumat de société "boîte aux lettres" créée par les trois aconiers composant la Sermat, à savoir la Somacom, la SAMR et la Société Georges Michel. La manœuvre consistait selon les dockers à céder les engins amortis de la Sermat à la Manumat que cette dernière refacturait aux aconiers en dégageant au passage une nouvelle marge.
L'enquête de la brigade financière ne fait que commencer.


