Election à la présidence de l'IPR : La FNTR "obligée" de faire un recours

Cette élection est un véritable sac de noeud. Le 6 mars dernier, Michel Allamèle était élu président de l'IPR à la place d'Hugues Atchy. Depuis, la nouvelle présidence est vivement contestée par la FNTR, dont son président, Jean-Bernard Caroupaye, qui souhaite déposer un recours pour plusieurs vices de forme.
"Je suis obligé de faire un recours. J'ai eu les éléments que je voulais. Les gens n'étaient pas à jour de cotisation. Le conseil d'administration n'était pas légitime selon le document que je me suis procuré", explique Jean-Bernard Caroupaye. Ce dernier nous montre les statuts de l'IPR (ndlr : déposés le 2 février 2012) récupérés à la Préfecture, selon ses dires. Sur ces statuts, il n'y a pas de traces dans le Conseil d'administration de Louis Carpaye, dont la légitimité est contestée par le président de la FNTR, ni de Michel Allamèle. "Il n'y a pas de Carpaye et d'Allamèle. Ils n'ont pas le droit de voter et non aucune délégation", souligne-t-il.
"On a eu l'impression que les transporteurs ont été insultés. On n'accepte pas ça. On veut des gens capables et à la hauteur. Des gens légitimes et représentatifs", lâche-t-il. Jean-Bernard Caroupaye, documents en main, s'apprête à déposer un recours dans la semaine. "J'ai eu les informations vendredi. Je pense faire ça cette semaine. On va se voir entre nous pour discuter, mais on me demande de mettre de l'ordre (…)", précise-t-il avant d'ajouter "mais je ne suis pas un mauvais perdant car je ne me suis jamais présenté", comme pour faire taire les mauvaises langues.
Cette énième annonce n'émeut guère Michel Allamèle, plutôt serein. "C'est sa version. Il a voté et il sait très bien ce qu'il a voté. Il y a eu un déroulement qui n'a pas plu à certaines personnes. C'est tout. Maintenant soit il demande une autre élection, soit il remonte une intersyndicale. Le problème, c'est qu'il veut que tout parte dans sa direction", explique brièvement Michel Allamèle. Quand aux accusations sur la légitimité des membres du Conseil d'administration, l'argumentaire de Jean-Bernard Caoupaye est balayé du revers de la main. "Tout est faux", lâche-t-il.
Si le recours n'arrive pas ou n'aboutit à rien, se pose la question d'une nouvelle intersyndicale. Jean-Bernard Caroupaye envisage désormais de se tourner vers le syndicat Lo Fer, celui de Joël Mongin. "L'IPR existe déjà, Lo Fer existe déjà. On va amplifier Lo Fer", prévient-il.


