"El Niño influencera les températures de l'océan" : Faut-il craindre une forte saison cyclonique ?

Alors que la saison cyclonique 2026-2027 débutera officiellement en novembre dans le sud-ouest de l'océan Indien, les premiers signaux climatiques dessinent une tendance plutôt modérée. Mais les spécialistes appellent à la prudence car plusieurs inconnues pourraient encore rebattre les cartes. Explications.
La prochaine saison cyclonique sera-t-elle moins active que les précédentes ? C'est encore trop tôt pour le dire avec certitude. Dans une analyse publiée par le site spécialisé CycloneOI, les premiers indicateurs climatiques laissent toutefois entrevoir une saison potentiellement moins favorable aux impacts cycloniques sur les Mascareignes, en raison du retour d'El Niño et d'un dipôle positif de l'océan Indien (IOD+).
D'après les statistiques du Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) de La Réunion, les saisons marquées par un épisode El Niño sont généralement associées à une diminution du risque d'impact cyclonique sur La Réunion, Maurice, Madagascar ou encore le Mozambique. Ce phénomène tend davantage à modifier les trajectoires des systèmes qu'à empêcher leur formation.
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme qu'un épisode El Niño est désormais en cours et devrait se renforcer au cours des prochains mois. Ce phénomène climatique influence les températures de l'océan Pacifique, avec des répercussions sur les régimes météorologiques à l'échelle mondiale, y compris dans l'océan Indien.
Pour autant, les spécialistes mettent en garde contre toute conclusion hâtive. Un autre indicateur, le SIOD (dipôle subtropical de l'océan Indien), pourrait fortement influencer la saison. Or, son évolution reste aujourd'hui impossible à anticiper plusieurs mois à l'avance.
Optimisme prudent ?
S'il évoluait dans un sens défavorable, il pourrait atténuer, voire annuler, l'effet généralement limitant d'El Niño sur le risque cyclonique dans les Mascareignes.
En clair, les premiers signaux invitent à un optimisme prudent, mais il est encore beaucoup trop tôt pour établir une véritable prévision saisonnière. Les prochains mois permettront d'affiner les tendances à mesure que les grands indicateurs climatiques se préciseront.


