EELV : "Les événements rappellent la structure inégalitaire de la société"

Pour les deux candidats, la solution pour la sortie de crise de la Réunion ne passe plus par la case "i[pétrole]i" qui est devenue une "i[addiction]i" pour les Réunionnais. "i[La fiscalité sur les carburants, toutes taxes confondues, rapporte aux collectivités plus de 230 millions d’euros. Le pétrole coule dans les veines de la société réunionnaise. La hausse historiquement inéluctable des prix des carburants provoque désormais des crises régulières avec un scénario identique : revendication corporatiste et consumériste, blocage des routes, propos incendiaires et au final des violences urbaines qui rappellent brutalement la structure inégalitaire de la société réunionnaise]i", expliquent les deux candidats d'EELV
Les longues discussions de vendredi dernier ont débouché sur une baisse de 8 centimes par litre du prix du gasoil et sans-plomb à la pompe pour tous les Réunionnais. Mais cette baisse "i[occulte]i" les vrais problèmes de la population. "i[Derrière le prix des carburants, il y a les prix élevés de tous les produits de consommation et derrière eux, il y a la vie chère qui pèse sur les travailleurs pauvres et les Réunionnais assujettis aux minimas sociaux et enfin, problème dans le problème, il y a les jeunes déshérités qui sont sortis du système éducatifs, n’ont aucun revenu et surtout aucune perspective d’avenir. Peut-on revendiquer une baisse des prix en occultant la question des inégalités de revenus avec la question lancinante de la sur rémunération qui tire les prix vers le haut ?]i", s'interrogent-ils. Lle principal problème des Réunionnais est le tout voiture "i[opéré]i" depuis 50 ans dans notre île. "i[Il n'y a pas d'alternative à la route (…) Notre message est simple, il faut sortit du tout routier]i", explique Jean-Pierre Marchau. Pour ce dernier, la route du Littoral n'est pas la solution et les 2 milliards d'euros déboursés pour un "i[tronçon de 12 km]i" sont une "i[impasse]i".
i[b["Les jeunes du Chaudron attendent le respect"]b]i
Yvette Duchemann et Jean-Pierre Marchau regrettent que les collectivités supportent 90% du financement des mesures au détriment de la grande distribution et des pétroliers, notamment la SRPP. "i[Les "négociateurs" pouvaient exiger que le Préfet intervienne sur certains éléments du prix des carburants, droits de stockage, marge de gros et marge de détail afin d’alléger la facture carburant qui pèse notamment sur les ménages à faibles revenus. Il n’en a rien été, le système de monopole et de prix administrés sort intact de la crise]i" déplore Jean-Pierre Marchau.
Sur les violences qui ont secoué plusieurs communes de la Réunion cette semaine, Yvette Duchemann a tenu à rappeler qu'il ne fallait pas "i[stigmatiser]i" les jeunes. "i[Les émeutes urbaines ne doivent pas conduire à stigmatiser des jeunes qui retournent contre les autres la violence qu’ils subissent quotidiennement du fait de leur exclusion]i", souligne-t-elle.
"i[Le Chaudron est un quartier abandonné par les élus qui ne se souviennent de son existence que lors des élections. 21 ans après les graves événements de 1991, les mêmes problèmes demeurent, chômage, logements, éducation, faiblesse des minima sociaux, absence de reconnaissance]i, ajoute-t-elle, i[les jeunes du Chaudron attendent le respect]i".
La secrétaire adjointe d'EELV a rappelé le programme du parti écologique : "i[Il faut la nécessité de développer avec des moyens financiers à la hauteur des enjeux, une véritable économie sociale et solidaire, non seulement créatrice d’emploi mais aussi susceptible de redonner le sens de l’utilité sociale à chacun alors que le système actuel, au contraire, nie cette utilité sociale des jeunes des quartiers]i", conclut-elle.


