Dimitri Payet dit adieu à son aventure compliquée à Vasco de Gama

Moins de deux ans après son arrivée à Vasco de Gama, Dimitri Payet quitte le club brésilien sur une note amère. Accueilli comme une star, le Saint-Philippois n’a jamais su s’imposer durablement. Entre performances décevantes, statut contesté et affaire extra-sportive, l’aventure à Rio s’achève par une résiliation de contrat à l’amiable.
Arrivé au Brésil avec l’aura d’une star européenne, Dimitri Payet quitte Vasco de Gama moins de deux ans après son entrée en scène à Rio. L’ancien international français (38 sélections, 8 buts), qui avait signé en août 2023, a officialisé ce mercredi 3 juillet son départ du club brésilien. Une séparation convenue en coulisses depuis plusieurs semaines et désormais actée.
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La résiliation du contrat a été conclue d’un commun accord entre le joueur et les dirigeants de Vasco. Le club de Rio, dans un communiqué sobre publié sur ses réseaux, a tenu à saluer « le professionnalisme, le dévouement et le respect » de l’ancien Marseillais, tout en lui souhaitant le meilleur pour la suite de sa carrière.
De son côté, Dimitri Payet a publié un long message d’adieux sur son compte Instagram, emprunt d’émotion : « J’ai passé ma vie à entendre parler de la “ville merveilleuse”. Et ce que je n’aurais jamais pu imaginer, c’est qu’un jour j’en ferais partie et qu’elle ferait partie de moi ». Il remercie au passage « Vasco et ses supporters “merveilleux”, tous les membres du club et les joueurs avec qui j’ai partagé des moments inoubliables », concluant par un vibrant « merci pour tout le soutien, pour tout l’amour, pour toute l’énergie de Rio ».
Des débuts en fanfare, une suite moins euphorique
À son arrivée à Rio, l’accueil avait été triomphal. Les supporters de Vasco voyaient en Payet une recrue phare, capable d’apporter son expérience et son flair dans un championnat brésilien exigeant. Très vite, cependant, l’aventure s’est compliquée. Le meneur de jeu n’a jamais totalement trouvé sa place dans le système de jeu, ni le rythme du football sud-américain.
Sur le plan statistique, son bilan est modeste : 7 buts et 12 passes décisives en 75 matchs, toutes compétitions confondues. Cette saison, il n’avait été titularisé qu’à 17 reprises. Une contribution bien en deçà des attentes pour celui qui touchait l’un des plus gros salaires du vestiaire, juste derrière Philippe Coutinho. Le décalage entre son statut et ses performances a fini par peser dans le vestiaire comme dans les tribunes.
Un contexte pesant en coulisses
La fin de parcours de Dimitri Payet à Vasco n’a pas été épargnée par des tensions en dehors du terrain. En avril dernier, une plainte pour violences physiques et psychologiques a été déposée à son encontre par une avocate brésilienne affirmant avoir entretenu une relation avec lui. Le joueur a reconnu une liaison extraconjugale, tout en niant les accusations de violences. L’affaire a pesé sur son image dans la presse locale et affaiblit sa position au sein du club.
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Déjà fragilisé sportivement, l’attaquant réunionnais ne bénéficiait plus de la même indulgence, ni de la même protection. La résiliation anticipée de son contrat a donc été perçue comme une issue devenue inévitable, autant pour le joueur que pour le club.
Et maintenant ?
À 38 ans, Dimitri Payet est désormais libre de tout contrat. Aucune annonce n’a encore été faite sur la suite de sa carrière. L’ancien maître à jouer de l’OM, de Saint-Étienne et de Lille, dont le palmarès reste vierge malgré une carrière riche, pourrait être tenté par un dernier défi, ou envisager une retraite définitive des terrains.
Une chose est certaine : son passage à Vasco de Gama, marqué par de grandes espérances, mais miné par les contre-performances et les turbulences hors terrain, ne laissera pas dans sa carrière le souvenir le plus flamboyant. Reste à savoir si le Réunionnais, adulé à Marseille et toujours populaire dans l’Hexagone, choisira de rebondir une dernière fois.
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