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Des contribuables saint-louisiens veulent parler au préfet directement

Ecrit par Ludovic Grondin – le mardi 2 juillet 2013 à 14H24

Des contribuables en colère de Saint-Louis veulent engager la discussion avec le préfet, Jean-Luc Marx, en personne. La faible mobilisation - une trentaine de saint-louisiens - ce matin devant l'Hôtel de ville et le centre des impôts ne décourage pas pour autant sa présidente, Josette Brosse. C'est en terme de stratégie d'attaque qu'elle compte changer son fusil d'épaule.

"Nous allons agir sous une autre forme. Les gens ne sont pas motivés. On a encore eu ce matin des personnes qui sont venues nous dire que l'augmentation des impôts à Saint-Louis était de la faute du préfet...", s'étonne Josette Brosse. "Le préfet, ce n'est pas avec le maire qu'il doit traiter mais avec les citoyens, ce sont eux qui payent les erreurs des politiques", explique-t-elle, d'autant qu'elle estime à seulement 30% le pourcentage de la population à devoir s'acquitter des douloureuses.

Il y a 15 jours, l'avis de la Chambre régionale des comptes transmis à Jean-Luc Marx faisait état d'une proposition sidérante pour une résorption du déficit de la ville cette année, comme le prévoit l'engagement signé il y a trois ans. Dans cet avis, c'est une hausse de 25% des impôts locaux qui était préconisée. Selon le maire de Saint-Louis, Claude Hoarau, qui a rencontré le préfet en fin de semaine dernière, cette hausse serait finalement modérée à 3%, pas de quoi calmer des contribuables excédés.

"Si le maire n'a pas le courage de ses actes, on peut par contre reprocher à l'Etat son laxisme"

"Les pourcentages je m'en fiche, ce que je sais c'est ce qui sort de ma poche chaque année", expose Josette Brosse. Elle propose au préfet de rencontrer les contribuables de Saint-Louis pour exiger que toutes les lignes budgétaires de la commune soient examinées une à une. "Il faut y chercher les postes où des économies peuvent être réalisées", assure-t-elle. Contribuables974 ne comprend toujours pas où ces augmentations successives d'impôts - au moins 80% cumulés - ont pu filer, au regard de l'état de "délabrement de la ville et des services publics".

"Nous dire qu'il y aura une hausse de 3%, ce n'est pas ça qui va nous rassurer, Claude Hoarau va nous refaire le coup comme à chaque fois. L'année prochaine, il va partir et laisser la ville dans un état catastrophique", signale-t-elle, tout en demandant par la même "combien va coûter le découpage de la commune ?". Si le maire en prend pour son grade, le préfet n'est pas en reste. "Si le maire n'a pas le courage de ses actes, on peut par contre reprocher à l'Etat son laxisme". Les préfets successifs ont en effet accordé à chaque point d'étape un sursis à la collectivité pourtant contrainte de respecter le calendrier de son plan de redressement.

 

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