Cyclone Garance : 12 millions d’euros de dégâts estimés à Saint-Denis

Le passage du cyclone Garance a laissé plus de 12 millions d’euros de dégâts à Saint-Denis, selon l’évaluation présentée au conseil municipal ce vendredi. La séance a aussi été marquée par l’adoption d’aides à l’accession au logement à destination des ménages dionysiens.
Le logement était l’un des principaux dossiers à l’ordre du jour du conseil municipal, ce vendredi. Dans un communiqué, la ville indique prolonger son partenariat avec la CINOR pour accompagner les familles vers l’achat d’un logement très social (LTS). Chaque ménage éligible pourra bénéficier d’une aide directe de 3 000 euros, déduite du prix de vente au moment de la signature.
Le chèque primo-accédant, dispositif municipal lancé en 2022, est lui aussi reconduit. Pour le second semestre 2025, il profitera à 88 ménages, pour un montant global de 261 000 euros. Cette aide, comprise entre 2 500 et 5 000 euros selon la composition familiale, doit encourager les foyers à faibles revenus à accéder à la propriété.
Garance : l'Europe sollicitée
La ville a évalué à plus de 12 millions d’euros les travaux nécessaires à la remise en état des équipements endommagés par le cyclone Garance. Ces réparations concernent les bâtiments publics, les équipements sportifs, l’éclairage, les routes et les espaces publics. Afin de financer une partie de ces dépenses, environ 6 millions d’euros, la mairie indique avoir déposé une demande d’aide de financements
européens au titre du programme RESTORE. Les crédits sollicités permettront de soutenir la reconstruction et la remise en service des infrastructures touchées, communique la ville.
1,7 millions d'euros pour les associations
Le tissu associatif dionysien, fort de plus de 500 structures, a reçu lors de cette séance 1,7 million d’euros de subventions. Au total, la Ville aura consacré plus de 31 millions d’euros aux initiatives locales en 2025.
Côté jeunesse, 70 Dionysien·ne·s vont bénéficier d’une bourse de mobilité dans le cadre du Plan Ambition Jeunesse, pour des projets éducatifs, culturels ou linguistiques en Europe et en Asie.

Un partenariat avec l'école d'architecture
Côté culture, la bibliothèque du Bas de la Rivière a été modernisée et réinstallée dans de nouveaux locaux place Tortue, "afin d’offrir des services adaptés (espaces multimédias, accessibilité, coin lecture)". Le Conseil a également approuvé les dotations des prix littéraires Roman Métis et Roman Métis des Lecteurs, dotés de 5 000 euros chacun.
Un partenariat a par ailleurs été signé avec l’École nationale supérieure d’architecture de La Réunion, permettant aux étudiants de travailler sur des projets concrets d’aménagement en lien avec les spécificités locales. Sur le plan économique, la SEM Nordev a reçu l’autorisation de créer une filiale dédiée à l’immobilier d’entreprise pour soutenir l’implantation d’activités et lutter contre la vacance commerciale.
Prévenir les glissements de terrain avec le BRGM
La Ville a reconduit sa convention avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) pour la période 2025-2027. Environ 60 diagnostics par an seront réalisés afin de mieux prévenir les glissements de terrain et affaissements. Une autre convention a été signée avec l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) pour l’obtention du label « Apicité », valorisant les actions locales en faveur des abeilles et pollinisateurs.
Un nouveau four crématoire
Le conseil a par ailleurs acté la mise en service d’un nouveau four crématoire à Primat, installé en août dernier, avec une capacité de 2 000 crémations par an, contre 400 auparavant. La procédure d’agrandissement du cimetière de Primat a également été lancée, afin d’anticiper la saturation des emplacements disponibles.


