Crise énergétique : le gouvernement annonce 700 millions d’euros d’aides supplémentaires

Face à la flambée des carburants, le gouvernement annonce 700 millions d’euros d’aides supplémentaires pour soutenir les secteurs les plus touchés.
Face à la hausse durable des prix des carburants provoquée par la crise au Moyen-Orient, le gouvernement a dévoilé jeudi 21 mai une nouvelle série de mesures de soutien à destination des secteurs les plus touchés. Réunis autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, plusieurs ministres ont détaillé un plan représentant plus de 700 millions d’euros d’aides supplémentaires. Au total, l’État affirme avoir mobilisé 1,2 milliard d’euros depuis le début de la crise énergétique.
Pêcheurs, agriculteurs et BTP soutenus
Parmi les principales annonces figure la prolongation, pour trois mois supplémentaires, des aides au carburant destinées aux pêcheurs, agriculteurs, transporteurs et entreprises du BTP. La ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon a confirmé le maintien du soutien aux pêcheurs, avec une aide comprise entre 30 et 35 centimes par litre de gazole.
Les agriculteurs continueront également de bénéficier d’un appui de 15 centimes par litre de gazole non routier. Dans le secteur du BTP, l’aide de 20 centimes par litre est reconduite et sera élargie, dès juin, aux entreprises de moins de 50 salariés. Environ 30.000 structures seraient concernées.
Le gouvernement souhaite également soutenir les professions fortement dépendantes de leur véhicule. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a annoncé un bonus écologique pour les chauffeurs de taxi à partir du 1er octobre. Cette aide pourra atteindre 5.500 euros pour l’achat d’un véhicule plafonné à 65.000 euros.
Les aides à domicile bénéficieront aussi de nouvelles mesures. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé une revalorisation des indemnités kilométriques ainsi qu’un leasing social automobile destiné à faciliter l’accès aux véhicules électriques.
Pas de baisse générale des taxes sur les carburants
Autre mesure phare : le plafond de la prime carburant versée par les employeurs sera doublé, passant de 300 à 600 euros, sans conditions de cumul. Les fonctionnaires amenés à utiliser leur véhicule personnel verront également leurs indemnités de déplacement revalorisées jusqu’à la fin de l’année.
Malgré ces annonces, l’exécutif refuse toute baisse générale des taxes sur les carburants. "Cela coûterait trop cher aux finances publiques", a justifié Sébastien Lecornu, qui assure par ailleurs qu’aucune hausse d’impôts ne figurera dans le prochain budget.


