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Crise chez les transporteurs: "Si je n'ai pas le choix, je monterai une autre intersyndicale"

Les querelles intestines à l'IPR (Intersyndicale des professionnels de la route) continuent. Après l'élection à la présidence de Michel Allamèle, hier soir, en lieu et place de Hugues Atchy, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR, syndicat membre de l'IPR, ne cache pas son mécontentement face au "bricolage" qui a entouré l'élection. Si aucune sortie de crise n'est trouvée dans les prochains jours, il pourrait bien monter sa propre intersyndicale.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 7 mars 2013 à 16H02

"C'est n'importe quoi ! Une intersyndicale avec deux syndicats, un président qui n'est pas transporteur. C'est du bricolage !", lâche Jean-Bernard Caroupaye. Ce dernier et les membres de la FNTR, présents en masse hier soir, n'ont toujours pas digéré le déroulement de l'assemblée générale de l'IPR. "On nous a dit que Georges Sery (président d'honneur de la CSADR) n'avait pas le droit de se présenter. Le conseil d'administration a refusé. On nous a dit qu'il n'avait pas de légitimité. Mais qu'en est-il de Louis Carpaye (ndlr : président de la FNTV : Fédération Nationale des Transports de Voyageurs) ? Quelle est sa légitimité à lui ?", s'interroge-t-il. Louis Carpaye est au conseil d'administration de l'IPR et Jean-Bernard Caroupaye conteste sa légitimité à être aujourd'hui le président de la FNTV.

Quant au nouveau président, Michel Allamèle, Jean-Bernard Caroupaye ne tarit pas "d'éloges" sur lui. "Allamèle n'a pas de camions, n'est même pas inscrit au registre des transports. On se retrouve avec une intersyndicale dépouillée. Franchement si le préfet reçoit "ça" ce n'est pas sérieux", argue-t-il. L'intéressé appréciera. Pour autant, le président de la FNTR dit l'avoir eu au téléphone ce matin pour tenter de trouver une porte de sortie à cette énième embrouille au sein de l'IPR. "Il ne faut pas que l'IPR reste fermée à deux syndicats. Il faut faire d'autres propositions à des syndicats qui sont restés pour le moment sur le carreau", souligne-t-il.

"A la FNTR on est toujours partant. Nous avons beaucoup de projets et des combats à mener comme le gasoil professionnel, les dettes sociales et fiscales ou encore le temps réglementaire de conduite. Mais aujourd'hui l'IPR n'est plus représentative", regrette Jean-Bernard Caroupaye.

Si tout ce petit monde n'arrive pas à se réconcilier, le président de la FNTR prévient. "Pour le moment ce n'est pas mon objectif, mais si je n'ai pas le choix je monterai une autre intersyndicale. Moi je demande simplement que l'on me prouve que l'IPR souhaite s'ouvrir aux autres syndicats. Le dialogue reste ouvert", explique-t-il avant de rappeler que la FNTR est un syndicat "où tout le monde est solidaire" à contrario de l'IPR.

 

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