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Crise à Madagascar : ce qu'il faut savoir ce mardi matin

Ecrit par N.P – le mardi 14 octobre 2025 à 08H14
Photo compte IG malagasy_974

Le président malgache a quitté le palais d’Iavoloha dans la nuit du 12 au 13 octobre. Selon plusieurs sources concordantes, Andry Rajoelina aurait été exfiltré par un avion militaire français avant de s’envoler vers Dubaï. Il affirme avoir fui pour sa sécurité face à une tentative de coup d’État.

Le président malgache Andry Rajoelina a confirmé, ce lundi 13 octobre au soir, avoir quitté le palais d’Iavoloha. Dans une allocution de 26 minutes diffusée sur sa chaîne VIVA et ses réseaux sociaux, il a affirmé avoir pris cette décision pour sa sécurité, évoquant une tentative de coup d’État en préparation.

« Mon intégrité physique était menacée, un coup d’État se préparait, j’ai dû quitter Madagascar pour ma sécurité », a déclaré le président. Il assure être désormais « dans un lieu sûr » et affirme avoir refusé toute aide militaire étrangère.

Selon plusieurs sources, le chef de l’État aurait été exfiltré le 12 octobre. D’après Madagascar Aviation, son hélicoptère a quitté le palais présidentiel d’Iavoloha pour atterrir sur l’île de Sainte-Marie, à l’est du pays. De là, il aurait embarqué à bord d’un avion militaire français CASA CN235, direction La Réunion. Quelques heures plus tard, il aurait pris un jet privé de la compagnie allemande Vistajet en direction de Dubaï. Le président n’a donné aucun détail sur sa localisation actuelle.

Lire aussi : Andry Rajoelina confirme avoir quitté Madagascar après une "tentative de meurtre"

Sa prise de parole, initialement prévue à 20h (heure de La Réunion), a été reportée à deux reprises en raison de la présence d’un « groupe de soldats armés » au siège de la télévision publique. L’allocution n’a finalement été diffusée que sur sa propre chaîne, VIVA, ainsi que sur les réseaux sociaux.

Alors que de nombreux Malgaches espéraient une démission, le discours d’Andry Rajoelina a provoqué déception et incompréhension. Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés sur la place du 13 mai à Antananarivo dans l’attente de son annonce.

Depuis Paris, Emmanuel Macron n’a pas confirmé l’exfiltration du président malgache, mais a exprimé « la grande préoccupation » de la France et appelé au maintien de « l’ordre constitutionnel et de la stabilité du pays ».

L’opposition a pour sa part annoncé la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale dès ce mardi 14 octobre afin d’enclencher une procédure d’empêchement contre le président.

Quelques heures avant son départ, huit prisonniers politiques avaient été libérés à la suite d’une remise totale de peine signée par le chef de l’État. Parmi eux figurent les principaux accusés de la tentative de coup d'État d'il y a cinq ans. Deux journalistes, Roland Hubert Rasoamaharo dit Lola, et Fernand Cello, font également partie des bénéficiaires.

Etiquettes : Crise à Madagascar

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