Contrats PEC : Valls attendu au tournant

La Région mobilise 100 millions d’euros pour la reconstruction de La Réunion après le passage du cyclone Garance, tout en alertant sur l’insuffisance des fonds. Face à l’urgence, Huguette Bello interpelle l’État sur la nécessité d’un soutien complémentaire. La question des contrats PEC est également au cœur des discussions, ainsi que le financement de la recherche sur un vaccin contre le Chikungunya.
La Région débloque une enveloppe de 100 millions d’euros pour la reconstruction de La Réunion au lendemain du passage du cyclone Garance mais annonce que “cela ne sera pas suffisant”.
Lire aussi : Cyclone Garance : la Région débloque une première aide de 100 millions d'euros
En marge de la visite du ministre des Outre-mer, Huguette Bello a fait part des attentes de la collectivité régionale face à l’urgence de la situation. La présidente de Région demande à ce que “l’État vienne en complément (…). On sait qu’il y en a pour des millions de dégâts.”
Les contrats PEC reviennent dans la discussion
La question du nombre de contrats PEC revient aussi sur la table. La Région a annoncé la mobilisation de 700 personnels en contrat PEC auprès des communes impactées pour la remise en état des espaces verts. Cette mise à contribution pourra être directement déployée en faveur des familles sinistrées, sous réserve de l’accord du préfet.
Il est important, dans une zone sinistrée comme La Réunion, “que les 12.000 PEC soient maintenus, (…) que l’on devienne raisonnable. (…) Nous avons besoin, là-dessus, de la solidarité nationale”, indique Huguette Bello. “Manuel Valls a l’occasion de rectifier le tir”, ajoute Frédéric Maillot, député.
L'autre menace du Chikungunya
L’argument d’un pic attendu de l’épidémie de Chikungunya vient appuyer cette demande de révision du nombre de contrats PEC octroyés au département.
Concernant ce risque sanitaire, un programme de recherche sur le sujet et l’expérimentation du vaccin contre le Chikungunya devraient aussi être abordés.
“C'est un programme de recherche qui revient à peu près à 3 000 000 d'euros”, indique l'élu régional Jean-Pierre Chabriat. La collectivité régionale devrait investir entre 250.000 et 500.000 € dans ce programme de recherche et attend un soutien de l’État et, à terme, la gratuité du vaccin.
La Région espère également un accompagnement en matière d'amélioration de l'habitat et le déblocage de divers fonds d’urgence pour aider à la reconstruction de l’île.


