Commerces non-essentiels: Nadia Ramassamy interpelle Bruno Le Maire

Monsieur le ministre,
Je souhaite attirer votre attention sur la situation des commerçants de « produits nonessentiels » à l’approche du mois de décembre et des fêtes de fin d’année.
Suite à l’annonce du reconfinement le 30 octobre, ces derniers ont dû fermer leurs portes, et ce, au moins jusqu’au 1er décembre.
Si cette décision est motivée par la nécessité de limiter la propagation du virus afin de ne pas surcharger les hôpitaux et de faire baisser le nombre de cas de COVID, elle pourrait être adaptée au regard de la situation économique très préoccupante de nombre de petits commerces.
En effet, la fermeture totale des magasins, dont bon nombre ne disposent pas de moyens adéquats pour proposer leurs marchandises ou leurs services sur internet, risque fort de provoquer pour une bonne partie d’entre eux leur fermeture définitive. En outre, il serait donc possible d’envisager des adaptations pour les commerces français, à partir du 1er décembre, afin de leur permettre de poursuivre leur activité en cette fin d’année et à la veille des fêtes.
Les magasins pourraient par exemple faire de la « vente à emporter », sur le modèle des restaurants ou de certains commerces essentiels partout en France. Ce modèle limite les interactions entre les individus, qui ne pénètrent pas dans le périmètre du magasin. D’autres mesures pourraient compléter la » vente à emporter », telles que la réservation d’une plage horaire par téléphone – ou sur internet – afin d’éviter les files d’attente. De plus, la réouverture complète des magasins pourrait aller de pair avec des dispositions plus strictes qu’aujourd’hui en matière de nombre de clients par mètres carrés ou de distanciation, afin de ne pas les pénaliser en cette fin d’année.
Ces propositions semblent nécessaires au regard de la situation économique des commerces français, et se font l’écho direct des recommandations du gouvernement en matière de distanciation sociale et de respect des règles sanitaires.
Aussi, Monsieur le ministre, je vous demande de bien vouloir considérer avec la plus grande attention la possibilité pour les commerces français, qui souffrent du reconfinement et des offres de vente en ligne, de rouvrir de rouvrir entièrement ou selon un modèle de « vente à emporter » lorsque la première option est impossible à mettre en œuvre. Des mesures sanitaires spécifiques permettront d’assurer la limitation de la propagation du virus, tout en autorisant les petits commerçants à poursuivre leur activité dans cette période cruciale.
Dans l’attente d’une réponse, veuillez recevoir, Monsieur le ministre, l’assurance de ma très haute considération.


