Climat : 2025 parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées en France

L’année 2025 s’inscrit une nouvelle fois dans la tendance lourde du réchauffement climatique. Selon le bilan climatique annuel publié par Météo-France, elle figure parmi les cinq années les plus chaudes jamais observées en France hexagonale depuis le début des relevés en 1900, se classant au 3ᵉ ou 4ᵉ rang, derrière 2022 et 2023, et devant 2024.
Avec une température moyenne nationale estimée à 14,0 °C, 2025 illustre l’accélération du changement climatique. Une année qui serait considérée comme "moyenne" dans une France réchauffée de +2,7 °C à l’horizon 2050, et même "froide" dans un scénario à +4 °C à l’horizon 2100, selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).
Des températures au-dessus des normales une grande partie de l’année
Les données de Météo-France montrent qu’en 2025, un jour sur deux a enregistré des températures supérieures aux normales de saison, contre seulement un jour sur cinq en-dessous. Un déséquilibre révélateur de l’évolution rapide du climat.
L’année a été ponctuée de nombreux épisodes de chaleur anormalement élevée, notamment au printemps et en été (mai, juin, août), mais aussi en novembre et au début du mois de décembre. Les records de chaleur ont été dix fois plus nombreux que les records de froid, confirmant une tendance désormais bien installée.
Une année parmi les plus chaudes à l’échelle mondiale
À l’échelle planétaire, 2025 pourrait également marquer l’histoire climatique. D’après l’observatoire européen Copernicus, elle pourrait devenir la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ex æquo avec 2023. Pour mémoire, 2024 reste à ce jour l’année la plus chaude, la première à dépasser le seuil symbolique de +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.
Après une année 2024 très arrosée, le cumul annuel des précipitations en 2025 s’est révélé proche des normales à l’échelle nationale. Cette apparente stabilité masque toutefois une réalité contrastée.
Entre mai et août, la sécheresse des sols a concerné au moins 30 % du territoire, un phénomène qui tend à devenir récurrent durant la période estivale. Une situation propice aux incendies, comme l’a illustré le feu de Ribaute (Aude) début août, hors normes par son ampleur avec 11 133 hectares brûlés, et par son intensité, fortement aggravée par les conditions climatiques.
Autre fait marquant de 2025 : le retour du soleil. Après une année 2024 historiquement grise, l’ensoleillement a été excédentaire de 5 % en moyenne sur l’ensemble du pays. La moitié nord a particulièrement bénéficié de cet excédent, avec des niveaux supérieurs de 10 à 15 % par rapport à la normale.


