Chikungunya : la prévention est le meilleur moyen pour lutter

Le chikungunya, maladie virale transmise par les moustiques tigres, continue de se propager dans les régions tropicales et subtropicales, et même au-delà, en raison des changements climatiques et des voyages internationaux. Bien qu’aucun traitement spécifique ne soit encore disponible pour guérir cette infection, la prévention reste la meilleure arme pour limiter sa transmission.
Les moustiques responsables de la transmission du chikungunya, principalement les espèces Aedes aegypti et Aedes albopictus, se reproduisent dans des eaux stagnantes. Ces moustiques piquent principalement le matin et en fin de journée, ce qui fait de ces périodes des moments critiques pour se protéger.
Eliminer les lieux de ponte
L’élimination des lieux de ponte des moustiques est une étape cruciale dans la prévention. Les récipients qui retiennent de l’eau, comme les pots de fleurs, seaux, pneus ou gouttières, doivent être vidés ou couverts. Il est important de changer régulièrement l’eau des vases et des abreuvoirs pour animaux afin d’empêcher la ponte des moustiques. De plus, les déchets tels que les bouteilles ou les emballages plastiques qui accumulent de l’eau doivent être éliminés.
L’utilisation de répulsifs adaptés sur la peau et les vêtements est essentielle, en particulier lors des sorties en extérieur. Porter des vêtements longs et clairs qui couvrent les bras et les jambes permet également de réduire les risques de piqûres. Dans les habitations, l’installation de moustiquaires sur les lits, fenêtres et portes est une barrière efficace contre les moustiques.
La prévention c'est toute l'année
La lutte contre le chikungunya nécessite une action collective. Informer son entourage sur les gestes de prévention est un premier pas pour limiter la propagation. Les campagnes locales de nettoyage et de sensibilisation offrent l’occasion d’agir ensemble pour éliminer les gîtes larvaires ainsi que les pulvérisations d’insecticides dans les zones à risque pilotées par les collectivités.
La prévention contre le chikungunya ne doit pas se limiter aux périodes d’épidémie. Maintenir un environnement propre, réduire les gîtes larvaires et adopter des comportements préventifs sont des gestes durables qui contribuent à limiter la prolifération des moustiques vecteurs.
L’approbation d’un vaccin contre le chikungunya en 2024 par la Commission européenne offre un nouvel outil pour prévenir cette maladie. Bien que l’accès à ce vaccin reste limité, il représente une avancée majeure pour les populations les plus vulnérables.
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