Chaudron la pa bon même
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Le Chaudron a encore été sali à trois reprises :
1)Un conseiller général, adjoint au maire de St Denis a estimé que l’intervention de la police devait être réservée uniquement pour le Chaudron. Il semblait partager une évidence : les délinquants sont dans ce quartier et non pas au centre-ville
2)Le CASE du Chaudron, longtemps la fabrique des champions de France de boxe anglaise, est mort dans l’indifférence municipale. Les élus ont été champions des discours sur la liberté associative et l’action éducative mais incapables d’agir pour sauver les emplois locaux et la fierté associative d’un quartier et d’un pays.
3)Une élue municipale, responsable de la vie associative, qui n’a pas su défendre le dossier du CASE propose tout bonnement de faire venir de Métropole la fédération des Centres sociaux pour reprendre la place laissée par le CASE. Comme si au Chaudron, à St Denis et à La Réunion en 2010, il n’y avait pas de Réunionnais capables d’assumer cette responsabilité.
Personne au sein de la majorité municipale n’a défendu l’honneur du Chaudron. Ils sont incapables de voir le mal qu’ils font à ce quartier. Comment, dans ces conditions, pour un jeune, convaincre un employeur ou un banquier de son dynamisme et de son sens de la responsabilité ? Comment trouver un stage, un emploi ou un logement quand on habite le Chaudron ?
Que peut-on faire à part réveiller les morts ? (Au secours Jean Ivoula, réveille-toi, ils sont devenus fous !) Se révolter ou se résigner ? Il faut résister, dans la dignité et la solidarité créoles et construire déjà demain. Car ces mêmes élus censés nous défendre et qui nous font plus noirs que nous le sommes, viendront un jour solliciter notre voix. On en reparlera alors.
VAS
Valérie-Anne SOUCRAMANIEN


