Ce que la GTOI cherche à vous cacher

Dans la consultation en mairies du Port et de La Possession, la GTOI ne manque -vraiment- pas d’air !
Elle se présente comme une entreprise au-delà de tout soupçon en arguant de sa présence active dans les grands chantiers de notre île.
Lorsqu’on se penche davantage sur les chiffres et les vues aériennes qu’elle nous met sous le nez, on comprend qu’il vaut mieux ne pas lui donner le bon Dieu sans confession. Pour stocker ses roches de Mada, la GTOI a besoin d’un espace de stockage qu’elle évalue à 29 500 m2. Elle souhaite donc faire enregistrer cette demande sans anicroches par le biais d’une simple consultation en mairie.
Mais nous la voyons arriver avec ses gros sabots !
Il est évident, il est patent, il est hautement prévisible que la GTOI aura besoin de beaucoup plus que 2, 95 ha pour sa station de transit. Alors, pourquoi ce chiffre minoré et d’une telle précision ?
Pourquoi pas une demande pour 3 ou 3, 5 ou même 4 ha ? Eh bien, c’est la technique du saucissonnage.
Si la GTOI parvient à faire passer en douce son acquisition de 29 500 m2, pensez-vous qu’on lui cherchera des noises si elle utilise 500 m2 de stockage supplémentaire ? Et si elle demandait l’extension à 35 000 m2 par la suite, qui se risquerait à la lui refuser ?
Il vous faut savoir qu’au-delà de 30 000 m2 une demande d’autorisation est obligatoire. Et qu’elle peut très bien lui être refusée. Alors, la GTOI vient au devant des citoyens avec la patte enfarinée.
Mais, comme dans la fable, la farine a déjà bien disparu et l’on voit bien qu’il s’agit là d’une ruse grossière. Ce qui est choquant, c’est que le représentant de l’État ici participe hypocritement à ce jeu malsain.
La GTOI et la préfecture se jouent des Réunionnais.
La NRL est un jeu mais un jeu où les Réunionnais n’ont strictement rien à gagner.
Soyons déterminés à ne pas nous laisser berner et allons nombreux dans les deux mairies précitées dire « Non » à ce projet de station de transit à la plaine des Galets.
Nous avons jusqu’au 28 janvier pour le faire.
Il est encore temps de basculer sur la terre le projet de liaison entre Saint-Denis et La Possession.
« Réagissons ! »


