Carburants en mai : hausse du gazole confirmée, sans dépasser les deux euros

Le préfet Patrice Latron a confirmé ce jeudi 23 avril une hausse du gazole au 1er mai, avec un sans-plomb stable et des tarifs qui resteraient sous les 2 euros. Des annonces qui confirment point par point nos informations à la sortie de la réunion de mardi 21 avril en préfecture. Depuis, aucune avancée concrète n’a émergé.
Deux jours plus tard, le scénario annoncé mardi 21 avril se confirme. Cité ce jeudi 23 avril par nos confrères du Quotidien, le préfet Patrice Latron a indiqué qu’« il faut s’attendre à une stabilité sur le super et à une augmentation sur le gazole ». Il a ajouté que « nous ne devrions pas dépasser la barre des 2 euros sur le gazole mais aussi sur le super ».
C'est ce qui avait été dit lors de la précédente réunion crise en préfecture mardi 21 avril et que nous avions annoncé. Lors de cette rencontre de près de deux heures, les premières projections faisaient déjà état d’une forte hausse du gazole en mai, avec un sans-plomb relativement stable.
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Mardi donc, élus, parlementaires, Région, représentants économiques, transporteurs, OPMR et compagnies pétrolières s’étaient retrouvés autour de la table. Dès la présentation des chiffres, le préfet avait lui-même fait part de ses craintes face au risque d’une importante crise sociale si aucune réponse n’était trouvée.

Les échanges s’étaient rapidement tendus avec les opérateurs pétroliers. Plusieurs participants – députés, représentants économiques et membres de l’OPMR – avaient dénoncé l’absence d’effort du secteur pétrolier, son manque de transparence et l’absence de proposition concrète.
Le représentant de la DEETS avait même suggéré que les compagnies renoncent à leurs 9 centimes de marge pendant un mois. Une proposition accueillie avec le sourire par les pétroliers.
Les réunions avec la DEETS n'ont rien donné
Le préfet avait alors haussé le ton et fixé un ultimatum pour obtenir un geste immédiat. Sans succès.
Faute d’accord, l’État avait finalement arraché la tenue d’une réunion technique à la DEETS pour étudier un possible lissage des prix ainsi que des discussions individuelles compagnie par compagnie sur les marges.
Deux jours plus tard, aucune annonce tangible n’en est sortie publiquement. Ce jeudi 23 avril, le préfet rappelle d’ailleurs chez nos confrères du Quotidien que « l’État n’a pas d’autorité directe », laissant le champ aux acteurs pétroliers de communiquer ou non sur ce qu'ils feront ou pas...
Traduction : les pétroliers n’ont toujours rien lâché.
À quelques jours de la fixation officielle des tarifs, une seule certitude demeure donc : le gazole augmentera. Quant à savoir si un geste viendra en atténuer l’impact, rien ne permet encore de l’affirmer.


