"Bloquons tout" : l'intersyndicale appelle les salariés à se réunir en AG

La CGTR, FO, FSU, Solidaires et l’Union étudiante 974, réunies en intersyndicale, rejettent les « mesures régressives » du gouvernement et appellent les salariés et agents publics à se mobiliser, avec des piquets de grève le 10 septembre dès 7 h et des rassemblements devant les préfectures à partir de 9 h. L’appel s’inscrit dans un contexte de vote de confiance demandé par le Premier ministre Bayrou pour le 8 septembre, soulignent-elles.
Réunies ce 3 septembre, les organisations CGTR, FO, FSU, Solidaires et l’Union étudiante 974 indiquent avoir « fait le point sur la situation sociale » à La Réunion, dans un climat qu’elles décrivent comme marqué par la colère sociale. Elles indiquent que le Premier ministre Bayrou a sollicité un vote de confiance sur sa politique pour le 8 septembre, et annoncent rejeter « massivement » les mesures du gouvernement, qu’elles jugent contraires « à plus de 80 ans de luttes et d’acquis sociaux ».
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Poursuivant « les mobilisations déjà engagées », l’intersyndicale appelle les salariés et agents publics à se réunir « dès maintenant » en assemblée générale sur leurs lieux de travail pour décider de la grève « à partir du 10 septembre », y compris sous la forme d’une grève reconductible. Elle invite à tenir des piquets de grève le 10 septembre dès 7 h devant les lieux de travail, puis à participer à des rassemblements devant la préfecture et les sous-préfectures à partir de 9 h. Les organisations indiquent soutenir « toutes les initiatives » exprimant la colère contre la politique du gouvernement.
"Retraite à 64 ans, c’est NON"
Dans leur communiqué, les organisations disent « dénoncer et refuser » une série de dispositions, parmi lesquelles : la suppression de deux jours fériés ; la remise en cause de la 5ᵉ semaine de congés payés ; des modifications touchant les ALD (affections de longue durée) ; la multiplication des contrôles d’arrêts maladie ; des « atteintes aux fondements de la Sécurité sociale » ; le gel des aides et prestations sociales ; le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois et la suppression de 3 000 postes d’ici 2026 ; la suppression de l’abattement de 10 % sur l’impôt ; et une baisse des revenus pour les retraités.
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L’intersyndicale relie son appel à mobilisation à la question des prix et des aides publiques. Elle relève que « plus de 500 millions d’euros » d’aides ont été accordés aux entreprises à La Réunion « sans création d’emplois supplémentaires », et formule plusieurs exigences : application de toutes les conventions collectives dans l’île ; hausse de tous les revenus en tenant compte de la vie chère ; accès à « un vrai travail, un vrai salaire, un logement décent » ; maintien du complément de rémunération des fonctionnaires en congé longue maladie ; renforcement des services publics pour un meilleur accueil de la population. Sur les retraites, elle réaffirme son opposition au report de l’âge légal : « Retraite à 64 ans, c’est NON, 62 ans c’est déjà trop ! ».


