Auteur de violences sur sa mère, il refuse de sortir de sa cellule pour être jugé

Fait rarissime lors de l'audience de comparution immédiate de ce mercredi, le prévenu a refusé d'être extrait de sa cellule pour être jugé. L'homme devait répondre de faits de violences envers sa mère et sa tante.
Une fois encore, alcool et violence sont au programme de cette affaire. Les faits se sont produits le 14 décembre dernier à Saint-André. Jonathan T. vient au domicile de sa mère de 65 ans pour y récupérer des affaires à lui. Il est alcoolisé et, lorsqu'il s'en prend à son frère qui tente de l'empêcher d'entrer, sa mère s'interpose. Sans hésiter, il la bouscule violemment, la projetant au sol. S'ensuit une scène de violence où il détruit littéralement l'appartement. Sans aucun état d'âme, il jette le fauteuil roulant de sa tante par la fenêtre qui est paralysée à 80% suite à un AVC.
"Je n'en ai rien à f****e de votre aménagement de peine"
Il est interpellé et placé en détention provisoire en attendant son procès. Sauf qu'il refuse de sortir de sa cellule pour venir au tribunal. Ne pouvant y être obligé, il est donc jugé en son absence ce mercredi 15 janvier. Pour ce faire, il a quand même écrit un petit mot que lit le président à l'audience. Il y explique qu'il ne viendra pas sur un ton quelque peu sarcastique. Pour étayer les quelques lignes, le président reprend également ses propos de garde à vue plus qu'explicites : "Je n'en ai rien à f****e de votre aménagement de peine, de votre remise en liberté, ce que je veux, c'est aller en prison".
Qu'importe, car comme l'explique la partie civile : "C'est une scène de tornade qui a eu lieu, il a tout cassé (...). Rien ne peut expliquer ce comportement". Non sans ironie, la procureure relève que "ce petit mot pourrait presque prêter à sourire, si les faits n'étaient pas aussi graves". Et d'ajouter : "Il veut retourner en prison, où comme il le dit, il a un cadre". La magistrate requiert une peine de 18 mois avec maintien en détention. La défense, de son côté, regrette "l'absence de son client" et note "des blessures liées au passé et un problème important lié à l'alcool". La robe noire plaide pour un suivi à la sortie de détention.
Après délibération, le tribunal suit les réquisitions du parquet et prononce une peine de 18 mois de prison avec maintien en détention.


