'Astérix La Kaz razade' dans les librairies

François Sintomer a relevé là un challenge qui lui tenait particulièrement à cœur: traduire la BD culte, celle qui fait sourire le public, toutes générations confondues, Astérix. Un défi relevé avec brio, en trois semaines et quelques nuits blanches…
L’aventure a commencé lorsque l’éditeur, Florent Charbonnier de Caraïbes Editions, spécialisé dans la BD en créole, lui a proposé de travailler à ses côtés. François Sintomer est spécialiste des traductions et est notamment beaucoup intervenu dans le milieu éducatif.
D’où d’ailleurs son appréhension à se lancer dans ce nouveau projet, "i[c’était un nouvel exercice, un honneur et aussi une grosse responsabilité]i" lance-t-il.
Supervisé par Roger Théodora, tous deux ont dû éviter les pièges de la traduction… "i[Pour traduire des mots gaulois ce n’était parfois pas facile, et ne parlons pas de certaines onomatopées comme le cocorico du coq]i", raconte François Sintomer.
Un autre exercice périlleux, explique le correcteur technique Roger Théodora, a été de respecter les bulles existantes. "i[François avait tendance à se dire: mi tradui, mi défoule. Alors, il écrivait pleins de choses mais tout ne rentrait pas dans les bulles !]i"
Finalement le plus difficile dans ce type de travaux est de rester proche de l’esprit de l’auteur de la BD en adaptant à l’esprit créole, à travers les jeux de mots et les cascades d’effets comiques.
Pendant les dédicaces, le débat est lancé. Quel créole a été choisi? La graphie qui a été choisie provient d’études réalisées en 1983 à l’Université. "i[C’est un créole phonético-phonologique. C’est celui qui, pour nous, est le plus cohérent et qui, par mon expérience d’enseignant, touche le plus]i", explique Roger Théodora qui rappelle que le créole a, comme toute langue, vocation à être écrit.


