Assises : Du sursis pour avoir entraîné la mort de son ami

Les faits remontent en août 2006. A l’occasion d’une partie de belote, à Saint-André, Jean-Paul Sinapin et Jean-Baptiste Bègue se fréquentent depuis des années. Mais cet après-midi, une vague querelle de mise tourne au drame.
Des insultes sont lancées et "emporté par la colère, Jean-Baptiste Bègue agrippe la chaîne dans le cou de Jean-Paul Sinapin", a rappelé l’avocate de la défense, Me Léopoldine Settama, dans sa plaidoirie. Son client aurait alors porté le coup de poing en plein visage.
Jean-Baptiste Bègue est sonné. Il saigne du nez. L’homme fait un malaise et est alors transféré d’urgence au service neurologique du Groupe hospitalier sud réunion, à Saint-Pierre. La victime décédera deux jours plus tard.
Les jurés ont estimé que le coup de poing avait été donné volontairement et que malgré la santé fragile de Jean-Baptiste Bègue âgé de 74 ans, c’est bien ce coup violent qui a provoqué sa mort. Élément qui avait été confirmé par l’autopsie.
Même le long exposé de l’avocate de la défense n’aura pas permis de convaincre la Cour sur l’état de légitime défense de Jean-Paul Sinapin.
Ce dernier est condamné à 5 ans d’emprisonnement avec sursis et devra payer 10 000 euros pour chacune des trois personnes qui constituaient la partie civile pour avoir entrainé la mort sans intention de la donner.
Même si la légitime défense n’a pas été retenue dans cette affaire, l’avocate de la défense s’est dite satisfaite du jugement.


