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Anne-Marie Payet convoque l'histoire pour croire à un nouveau mandat

Pas facile de manoeuvrer dans une campagne des sénatoriales où la faveur va souvent aux grands partis bien installés. Ce n'est pas la vision d'Anne-Marie Payet qui voit dans cette adversité de 2011 un tableau quasi identique à ce qui s'était passé en 2001. La sénatrice sortante reste confiante.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 24 août 2011 à 06H30

A tout juste un mois des élections sénatoriales, la campagne a connu un coup d'accélérateur après l'officialisation des deux listes menées par deux personnages emblématiques de la politique locale : Jean-Paul Virapoullé et Paul Vergès. C'était lundi dernier.

Mais la bataille des chefs n'éclipse en rien les rôles de seconds attribués à Gélita Hoarau ou Anne-Marie Payet. Pour cette dernière, compter sur un nouveau mandat semble plus illusoire. Ce qui ne l'empêche pas de se rasséréner sur un bilan satisfaisant aux yeux de beaucoup d'ailleurs. Alors, entre un bon bilan et le fait de ne pas avoir eu d'investiture, le choix est vite fait pour la sénatrice.  

"Avoir l'investiture est un avantage mais ce n'est pas un gage absolu de réussite". Anne-Marie Payet croit une nouvelle fois en sa bonne étoile. Une étoile qui avait permis à l'ancienne directrice d'école de Cilaos de siéger au Palais du Luxembourg en 2001.

Dix ans après, l'envie d'oeuvrer à l'élaboration parlementaire est toujours là. "Regardez ce qui s'est passé la dernière fois. Ce n'était pas la liste qui avait l'investiture de la droite de l'époque qui l'avait emporté".

Un premier mandat salué de tous ou presque

Au-delà de ce clin d'oeil à l'histoire des sénatoriales de 2001, elle évoque sans excès de confiance les atouts du duo qu'elle compose avec Jean-Paul Virapoullé. Il est question de "légitimité", de "bon bilan", d'"expérience aussi car dix années ce n'est pas rien, mais aussi le fait d'avoir été désignée par ses pairs au bureau du Sénat. Une reconnaissance qui n'est pourtant que très rarement possible à réaliser au cours d'un premier mandat" reconnaît-elle avec fierté.

Anne-Marie Payet est plutôt du genre à retracer ses rencontres fructueuses, ses expériences de parlementaire mais moins à attaquer dans les médias ses opposants. Toutefois, elle n'en demeure pas moins critique vis-à-vis des autres listes. Le tout est de le dire avec la forme.

Une formation politique n'aura vraisemblablement pas de mal à se reconnaître à travers ces propos de la sénatrice sortante : "J'ai l'intention de lancer un appel solennel à tous les grands électeurs et surtout aux femmes pour leur demander de ne pas se laisser égarer car c'est vraiment absurde de militer en faveur de la parité pour ensuite aller voter pour une liste où le mépris de la parité est affiché".

A bon entendeur, comme dirait l'autre...

 

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