AESH manquants : la Ville de Saint-Denis appelle à des solutions concrètes

La Ville de Saint-Denis a annoncé son soutien au collectif “Les Enfants Invisibles 974”, qui dénonce l’absence d’accompagnement pour des enfants en situation de handicap, malgré des notifications d’aide de la MDPH toujours valides.
Pour de nombreuses familles, la rentrée scolaire s’est déroulée dans la douleur. Faute d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) attribués, certains enfants ne bénéficient pas du soutien pourtant reconnu comme indispensable à leur scolarité.
"Ce combat est légitime et profondément juste. Il touche à un principe fondamental : l’égalité d’accès à l’éducation pour tous les enfants, sans distinction, sans exception", souligne la municipalité dans un communiqué.
Inclusion scolaire ou inclusion sociale : un compromis "pas acceptable"
Parmi les points de tension figure le cas de la pause méridienne. Si celle-ci peut désormais être couverte par un AESH, ce temps est alors décompté des heures d’accompagnement en classe. "Cela revient, bien souvent, à faire choisir aux familles entre inclusion sociale et inclusion scolaire. Ce compromis n’est pas acceptable", insiste la ville.
La municipalité met également en avant les difficultés rencontrées par les AESH eux-mêmes. Leur temps de travail, souvent fragmenté et précarisé, ne leur permet pas toujours de remplir leur mission dans des conditions propices à instaurer un lien de confiance avec l’enfant. Une situation qui fragilise l’ensemble du parcours éducatif, poursuit la collectivité.
"La Ville de Saint-Denis souhaite redire, avec force et clarté, que l’école inclusive ne peut pas rester un slogan", insiste-t-elle, ajoutant que l'école inclusive "doit devenir une réalité concrète, respectueuse des enfants, de leurs familles, et de celles et ceux qui les accompagnent".


