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Aéroport Roland-Garros: 146 millions d’euros sur 4 ans, un plan tourné vers « l’avenir »

La société aéroportuaire Roland-Garros peut pousser un ouf de soulagement. Alors que le trafic cumulé sur les huit premiers mois de l'année est en recul de 54,5% en nombre de passagers en raison de la crise du coronavirus, du jamais vu depuis 1992, la société aéroportuaire prépare néanmoins sa reconstruction. Près de 146 millions d'euros vont être mis sur la table sur la période 2020-2024. L'annonce a été officialisée de mercredi en présence du préfet de La Réunion Jacques Billant et du président de la Région Réunion, Didier Robert.

Ecrit par – le mercredi 23 septembre 2020 à 16H43

[Aéroport Roland-Garros: Un trafic en baisse de 65%, plombé par la crise covid]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%80%8BAeroport-Roland-Garros-Un-trafic-en-baisse-de-65–plombe-par-la-crise-Covid_a160048.html

Comme l’explique Guillaume Branlat, président du directoire de l’aéroport Roland-Garros, ce nouveau plan d’investissement est rendu possible par des financements « exceptionnels ». « D’une part, la Région nous a octroyé des fonds FEDER supplémentaires de 20 millions d’euros supplémentaires. De plus, l’Etat est en train d’abonder des contreparties, notamment par le biais du Plan de relance », explique-t-il.

L’année 2020 est déjà à ranger aux oubliettes pour la société aéroportuaire. Cette dernière a en effet enregistré une perte de son chiffre d’affaires de l’ordre de 30 millions d’euros alors et une perte de 20 millions d’euros sur son résultat. Pire: sa capacité d’autofinancement a été réduite à néant alors qu’elle était de 20 millions d’euros l’an dernier. « Grâce à ses économies, l’entreprise reste debout mais ne peut plus investir », indique Guillaume Branlat.

Si ce nouveau programme d’investissement de l’aéroport Roland-Garros sera quelque peu réduit par rapport à l’ancien (de 160 millions d’euros), il comportera malgré tout quelques grandes opérations. Parmi elles: des opérations de sécurisation du littoral de l’aéroport (touché par une forte érosion), le raccordement de Gillot à la STEP du Grand Prado, des opérations de développement des infrastructures notamment au niveau des accès de l’aéroport, des parkings étendus avec la mise en place d’une seconde centrale photovoltaïque, sans oublier la construction de la future aérogare ouest.
 

[Gillot: La livraison de la future aérogare ouest attendue pour 2022]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Gillot-La-livraison-de-la-future-aerogare-ouest-attendue-pour-2022_a144305.html

Très attendue, cette future aérogare bioclimatique, dont la livraison était attendue en 2022, sera finalement livrée mi-2024 assure Guillaume Branlat. « Il y aurait pu avoir remise en cause des investissements », martèle ce dernier, mais les actionnaires de la société aéroportuaire, à savoir, l’État, la Région, la Chambre de commerce et d’industrie et la mairie de Sainte-Marie, « ont réaffirmé l’ambition de ce programme d’investissement ». Un plan qui vise à doter l’aéroport Roland-Garros d’infrastructures qualitatives lui permettant « d’être au premier plan au niveau international, en plus d’être un acteur majeur du développement du territoire ».

 

Le président de Région, Didier Robert, dont la collectivité est autorité de gestion des fonds FEDER, abonde dans le sens du patron du directoire de l’aéroport.

Le locataire de la Pyramide inversée estime même que le programme d’investissement de l’aéroport Roland-Garros est « l’un des sujets les plus importants pour le territoire ». « Nous avons beaucoup investi dans le passé concernant la dimension maritime au port de la Rivière-des-Galets. Aujourd’hui, le hub maritime est très ancré à La Réunion. Nous voulons aujourd’hui porter la même ambition pour le développement de la zone aéroportuaire ici à Roland-Garros, en complémentarité avec tout ce que nous pourrons être amené à développer dans l’avenir à Pierrefonds », déclare Didier Robert:

 

Présent également lors de la présentation du nouveau programme d’investissement de Gillot pour les quatre prochaines années, le préfet de La Réunion, Jacques Billant, a rappelé que ce plan est un exemple concret de « territorialisation du Plan de relance ». « Nous avons la ferme intention de nous projeter déjà dans l’avenir », martèle Jacques Billant. Un avenir qui passera notamment par ces investissements, « qui vont bénéficier d’un soutien accru au titre des fonds européens ». « C’était 50 millions d’euros prévus au départ et le président de Région a décidé de mobiliser 20 millions d’euros supplémentaires au titre des fonds européens », poursuit le préfet.

Un dossier sera également monté pour compléter cet engagement au titre des fonds européens par un engagement au titre du Plan France Relance. Des tractions sont actuellement en cours pour déterminer le montant qui va être mobilisé pour La Réunion ajoute Jacques Billant:

 

 

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